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Senior-Retraite
Seniors, personnes âgées : Un abandon inacceptable ...
Mercredi 19 octobre 2011

seniors-pauvres-abandonLe bilan de Sarkozy, au regard de la situation des personnes âgées, réalisé à l’occasion de la « Semaine bleue » (17-23 octobre) est chaque année plus préoccupant depuis son arrivée au pouvoir.
 
Le pouvoir d’achat des retraités s’est considérablement réduit sous l’effet de la réforme des retraites injuste imposée à l’automne 2010, des franchises médicales et des déremboursements de médicaments. Le quotidien des seniors, génération fortement sollicitée à la fois par leurs parents âgés et leurs enfants au début de leur vie active, s’est fortement dégradé en raison du désengagement de l’Etat. Dernière mauvaise nouvelle en date : la hausse du coût des complémentaires santé prévue dans le PLFSS [Projet de Loi de Financement de la Securité Sociale] 2012.
 
La réforme de la prise en charge de la perte d’autonomie a été reportée de six mois en six mois depuis cinq ans et n’aura pas lieu avant l’élection présidentielle alors que le candidat Sarkozy s’y était engagé en 2007. A cause de cette inaction, les dysfonctionnements d’un système déjà fragilisé par les évolutions démographiques se sont aggravées : insuffisance de l’offre pour l’aide à domicile, manque de places en établissement, restes à charge écrasants… Les personnes frappées par la perte d’autonomie sont trop souvent obligées de mobiliser leur patrimoine quand elles en ont un et de solliciter leur famille pour faire face à leurs besoins.
 
Le Parti socialiste proteste contre l’abandon des personnes âgées par le gouvernement actuel. Il s’engage, dans le cadre du Projet 2012, à rétablir l’accès aux soins en supprimant les franchises médicales, en revenant sur les déremboursements et en apportant des réponses personnalisées aux personnes souffrant de perte d’autonomie.

Société - Social
Dépendance : Non, il n'est pas urgent d'attendre !
Lundi 29 août 2011

dependance-personnes-agees-vieillesse-ps-loi1Au milieu des annonces du plan de rigueur décidé par Sarkozy et consorts, Fillon a  admis un nouveau report de la réforme de la « dépendance des personnes âgées » à 2012. Rappelons que l’engagement de la Droite en 2007 de créer un « 5ème risque » a été reporté de 6 mois en 6 mois depuis 2007 et que les dernières annonces promettant une réforme en septembre ont été faites … le 13 juillet dernier !
 
La crise financière de l’été n’est qu’un prétexte pour masquer l’absence de volonté du gouvernement, qui persiste à n’envisager la vieillesse que sous l’angle de la « dépendance », c’est à dire, d’un coût pour la société. Non, les personnes âgées ne sont pas un fardeau ! Le « grand chantier » du premier semestre a souligné qu’il existait sur ce sujet  d’immenses attentes, aujourd’hui déçues. Après un quinquennat au cours duquel le grand âge a déjà beaucoup perdu, cette nouvelle dérobade n’est pas une surprise.

Elle va entrainer de graves conséquences pour les personnes âgées et leurs familles, confrontées des charges souvent écrasantes et à une offre insuffisante en matière d’aide à domicile. Or, une personne fragile, ou en fin de vie, ne peut pas attendre des mois ou des années. La situation s’est considérablement aggravée depuis dix ans, du fait de l’inaction de la droite et nécessite une réforme équivalente au grand progrès qu’avait représenté la création de l’APA par la gauche en 2001.

Il ne s’agit pas seulement pour nous de poser une équation financière, mais d’assurer l’inclusion de tous dans la cité en repensant les politiques de logement, d’aménagement du territoire, de transport, de santé et les services publics à l’aune de ce nouvel enjeu qu’est l’avancée en âge. Le Parti socialiste s’engage, dans le cadre du Projet 2012, à construire un service public universel et personnalisé de l’autonomie répondant aux besoins de tous et adapté à la situation de chacun.

Ce dispositif plus lisible et égalitaire, articulé autour de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, dans le cadre de la Sécurité sociale, sera fondé sur une fiscalité progressive. Le financement paritaire de l’APA entre l’Etat et les conseils généraux sera assuré. Nous nous appuierons sur l’expertise de ces derniers en matière d’accompagnement des personnes en perte d’autonomie.

Senior-Retraite
Perte d’autonomie : Projet socialiste pour une prise en charge solidaire
Mercredi 13 juillet 2011

perte-dautonomie-sante-personnes-agees-seniors-psLe Parti socialiste réuni en Bureau national a adopté ses propositions pour réussir dans la solidarité et la justice la révolution de l’âge. Le « grand chantier de la dépendance » lancé par Sarkozy a fait long feu. Les groupes de travail mis en place par le gouvernement ont montré que la prise en charge des personnes âgées est devenue insuffisante malgré la dernière grande avancée qu’a représenté la création de l’APA par la gauche en 2001.

La droite se refuse à agir. Après ce quinquennat perdu à repousser de six mois en six mois une réforme nécessaire, le gouvernement annonce que les personnes en perte d’autonomie et leurs familles devront se contenter de quelques mesures financières limitées. Faute d’un renforcement de la solidarité, ceux qui en ont les moyens seront renvoyés vers les assurances privées, ce qui est un choix à la fois inefficace et injuste.

Les choix de société – amélioration de l’accompagnement à domicile, développement de l’hébergement collectif, soutien aux aidants, etc. – sont renvoyés à plus tard.

Nous refusons cet attentisme. L’enjeu n’est pas seulement de vivre plus vieux, c’est aussi de vivre mieux. Nous souhaitons dès 2012 améliorer concrètement la compensation des incapacités tout au long de la vie et anticiper l’arrivée au grand âge des générations du baby boom. Pour cela, nous nous engageons à consacrer cinq milliards d’euros à l’horizon 2017-2020 pour construire un service public universel et personnalisé de l’autonomie répondant aux besoins de tous et adapté à la situation de chacun. Ce dispositif plus lisible et égalitaire, articulé autour de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, dans le cadre de la Sécurité sociale, sera fondé sur une fiscalité progressive. Le financement paritaire de l’APA entre l’Etat et les conseils généraux sera assuré. Nous nous appuierons sur l’expertise de ces derniers en matière d’accompagnement des personnes en perte d’autonomie.

Il ne s’agit pas seulement pour nous de poser une équation financière, mais d’assurer l’inclusion de tous dans la cité en repensant les politiques de logement, d’aménagement du territoire, de transport, de santé et les services publics à l’aune de ce nouvel enjeu qu’est l’avancée en âge. Nous proposons une loi pluriannuelle sur l’avancée en âge au 1er semestre 2012. Ces aménagements, loin de représenter des coûts, sont au contraire des vecteurs de croissance et de création d’emplois. Nos aînés s’investissent massivement dans la vie sociale par le bénévolat, l’engagement associatif, l’entraide familiale. Il est indispensable de leur assurer une prise en charge publique et solidaire de leurs incapacités lorsque celles-ci surviennent.

Senior-Retraite
Gadget "Pentecôte" : Après le flop, nos aînés aimeraient des mesures ...
Lundi 13 juin 2011

lundi-de-pentecote-gadget-ump-rafarin-leurre-socialA l’issue de ce lundi de Pentecôte, rappelons le bilan piteux de la « journée de solidarité », gadget inventé par le Premier ministre UMP Raffarin pour ponctionner les salariés sous prétexte de prendre soin des personnes âgées.

Sept ans après, force est de constater que nos aînés ne sont pas mieux lotis qu’en 2003. Pire, cette année, les ressources de la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) sont siphonnées par l’assurance maladie à hauteur de 100 millions d’euros. Le Gouvernement de Sarkozy, alors, organise lui-même l’assèchement des moyens disponibles pour la prise en charge de l’autonomie.

Pour financer son « grand chantier de la dépendance », dont il ne sortira probablement que quelques mesures symboliques en 2012, la Ministre Bachelot a réouvert la piste d’une seconde « journée de solidarité » aussi inefficace et inadaptée que la première. Décidément, les leurres ont la peau dure …

Le Parti socialiste propose une approche globale de la compensation de la perte d’autonomie tout au long de la vie et de l’adaptation de la société au vieillissement de la population. C’est dans le cadre de cette approche que pourra être mise en œuvre une politique avec un financement juste, intergénérationnel et solidaire des incapacités.

Société - Social
Dépendance : Poudre aux yeux sarkozyste ...
Vendredi 26 novembre 2010

handicap-031L’engagement de Sarkozy en faveur de la création d’une 5ème branche de la Sécurité sociale date de la campagne de 2007 et, depuis, le débat parlementaire sur la dépendance est sans cesse repoussé, de six mois en six mois …

C’est encore ce qui nous a redit car la « grande consultation » ne servira qu’à repousser une fois de plus l’échéance. La responsabilité du gouvernement dans les difficultés actuelles est pourtant écrasante. Après la grande avancée qu’a représenté la création de l’APA en 2001, l’inertie de la droite depuis huit ans se traduit aujourd’hui par un reste à charge de plus en plus important pour les personnes âgées dépendantes et leur famille et par un poids financier en hausse constante pour les conseils généraux, qui ne peuvent plus continuer à assumer 70% des coûts.

Les indicateurs dont nous disposons, quelques mois avant l’ouverture du débat national, sont d’ores et déjà très inquiétants. L’absence d’un Secrétariat d’Etat dédié au handicap et la disparition de celui aux aînés dans le remaniement montre assez que la compensation de la perte d’autonomie n’est pas prioritaire pour le gouvernement, qui se focalise uniquement sur la dépendance des personnes âgées.

Le handicap, encore une fois, est laissé de côté alors que la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des chances prévoyait une convergence de la prise en charge de toutes les déficiences, quel que soit l’âge de la personne, au 1er janvier 2010. Le nouvel organigramme gouvernemental, annoncé à la veille de l’ouverture de la semaine pour l’emploi des personnes en situation de handicap et alors que nous sommes déjà en retard sur la loi, résonne comme une provocation de plus vis à vis des personnes en perte ou en manque d’autonomie.

Cette focalisation sur la dépendance sans prise en compte du handicap montre que la droite ne va pas créer un véritable “cinquième risque“. Les chiffres annoncés par Sarkozy sont catastrophistes pour mieux préparer une réponse individuelle (assurances privées et recours sur succession) à la perte d’autonomie. Ne confondons pas les seniors et les personnes dépendantes car si la population française va prendre de l’âge, ce sera majoritairement en bonne santé. L’augmentation des personnes en perte d’autonomie ne sera pas proportionnelle à celle du nombre de personnes même très âgées.

Le “cinquième risque” n’est dans les propos de Sarkozy qu’un slogan vidé de son sens. Le Parti socialiste croit en un nouveau droit universel à la compensation de la perte de l’autonomie tout au long de la vie, quel que soit l’âge de la personne et son type de déficience, financé par la solidarité nationale.

En savoir plus …

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