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Santé-Handicap
Cancer : François Hollande favorable à un 3ème plan ...
Mardi 3 avril 2012

44834Alors que le cancer demeure la première cause de mortalité dans notre pays et qu’un Français sur 2 y sera confronté au cours de sa vie, François Hollande a rappelé ce matin son ferme engagement pour la mise en place rapide d’un troisième plan cancer. Il a précisé le contenu qu’il entendait donner à ce plan.

Des progrès importants ont été accomplis ces dernières années grâce au travail quotidien des professionnels, des chercheurs et des associations. Une implication ambitieuse des pouvoirs publics est nécessaire : un millier de nouveaux cas diagnostiqués chaque jour, le tabagisme en augmentation, les conditions de vie des personnes malades précarisées. Les Français attendent une impulsion nouvelle.

Le troisième plan cancer proposé par François Hollande s’articulera selon trois exigences :

- La prévention d’abord, doit être érigée au rang de priorité avec un soutien accru à la recherche et un combat sans relâche contre le tabagisme : cela implique une contribution financière importante des industriels du tabac, qui ont réalisé d’importants bénéfices.

- L’individualisation des traitements ensuite, doit se généraliser avec le développement d’une approche personnalisée des malades.

- L’appui aux malades enfin, suppose des actions résolues car ils rencontrent trop souvent des problèmes financiers et des difficultés d’accès aux crédits et aux assurances, alors qu’ils luttent déjà pour leur survie.

Engager une nouvelle étape dans la lutte contre le fléau du cancer est un devoir de santé publique, une exigence humaine, la réponse à une attente de solidarité.

Santé-Handicap
Dépassements d'honoraires : Encadrons-les !
Vendredi 23 mars 2012

depassements-dhonoraires-francois-hollande-propositionsEn agissant aussi tardivement et de façon tellement inefficace, le gouvernement et son candidat sortant, Sarkozy, montrent une réelle absence de volonté politique pour lutter contre les dépassements d’honoraires.

Ces dépassements constituent pourtant un frein de plus en plus déterminant pour l’accès aux soins des Français et une amputation supplémentaire de leur pouvoir d’achat. En effet, le dispositif gouvernemental du secteur optionnel, rejeté par la plupart des acteurs concernés, patients, mutuelles, médecins, ne s’attaque en rien au fond du sujet et risque surtout de combiner les effets les plus pervers.

Il revient à graver dans le marbre les situations existantes. C’est pourquoi François Hollande s’engage à lutter contre les dépassements d’honoraires de façon résolue :

- En limitant l’installation de praticiens en secteur 2 dans les zones à forte densité médicale.
- En reprenant les préconisations avancées par l’appel des praticiens hospitaliers du secteur public contre les abus de l’exercice privé à l’hôpital.
- En engageant dès son arrivée aux responsabilités une négociation par région et par spécialité pour un véritable encadrement des dépassements d’honoraires.

Le Changement ? C’est maintenant !

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Santé : François Hollande donne ses priorités
Jeudi 2 février 2012

sante-desert-medicaux-echec-sarkozyFrançois Hollande parle de la santé, après une visite de l’hôpital Robert Debré, dont les effectifs ne cessent de diminuer et de l’Institut de la vision. 

Le candidat socialiste et radical de gauche s’est exprimé sur le thème de “La santé est notre avenir” à la faculté de médecine des Saints Pères. On y retrouve ses propositions en matière de santé. [Discours : la santé est notre avenir : clic]

Le projet de François Hollande pour la santé.

Le projet de François Hollande pour la santé s’articule autour de trois axes : mieux prévenir, mieux guérir et mieux garantir. La santé occupe un place de choix dans le projet présidentiel et ses engagements se déclinent en de nombreuses mesures.

Pour une protection de l’hôpital et du service public de la santé :

- Réformer la tarification des hôpitaux pour mettre fin à leur assimilation avec les établissements privés;
- Considérer l’hôpital comme un service public et non comme une entreprise;
- Améliorer la prise en compte de la santé publique, notamment en augmentant la part de rémunération forfaitaire des médecins généralistes.

Pour une égalité de l’accès aux soins sur tout le territoire :

- Favoriser une meilleure répartition des médecins par la création de pôles de santé de proximité dans chaque territoire;
- Fixer un délai maximum d’une demi-heure pour accéder aux soins d’urgence.

Pour une santé accessible :

- Encadrer les dépassements d’honoraires;
- Favoriser une baisse du prix des médicaments;
- Supprimer le droit d’entrée dans le dispositif de l’aide médicale d’Etat.

sante-sarkozy-deserts-medicaux-laisser-allerLe bilan du président sortant : la santé mise à mal !

Sur les cinq dernières années, la santé a été au nombre des victimes de la politique du président sortant: l’accès aux soins, l’hôpital public, les crises et le budget de la sécurité sociale ont tous été mal traités, mal gérés.

Des difficultés croissantes d’accès aux soins : 50% du montant des soins courants ne sont plus remboursés, ce qui oblige de plus en plus de Français à sacrifier leur santé pour des raisons économiques.

L’hôpital public maltraité : de sévères coupes budgétaires et des réductions des effectifs conduisant à une véritable souffrance de la part des personnels de santé, dont les résultats sont systématiquement jugés à l’aune de ceux du secteur privé, sans prise en compte de la notion de service public.

Une mauvaise gestion des crises : que ce soit celle du Médiator ou des prothèses mammaires PIP, le gouvernement n’a pas su prendre les bonnes mesure au moment opportun.

Une irresponsabilité financière exceptionnelle : le déficit cumulé dela sécurité sociale depuis 2009 atteint 37 milliard d’euros, remettant en cause l’équilibre à terme de notre système de protection sociale.

Santé-Handicap
Santé : Après l'affaire "Mediator" une loi insuffisante
Mercredi 5 octobre 2011

mediator-medicamentL’affaire “Mediator”, du nom de ce médicament commercialisé par les laboratoires Servier et qui a provoqué, selon la CNAM, près de 500 morts a permis de réveler au grand public les pratiques douteuses de certains industriels du médicament.

Grâce au courage de professionnels de santé comme le Dr Irène Frachon, et à l’action de députés comme Gérard Bapt, les dysfonctionnements des alertes dite de “pharmaco-vigilance” (alerte lorsqu’un médicament est dangereux pour la santé des patients) ont également été mises en lumière. Suite à cette affaire, le Gouvernement a donc décidé de légiférer sur le sujet. Le projet de loi “relatif au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé” a donc récemment été examiné au Parlement.

L’objectif de la loi ? Eviter de nouveaux drames comme celui du Mediator. Problème ? Le projet de loi ne va pas assez loin pour les Députés socialistes, notamment sur la séparation claire qui doit être faite entre les politiques de santé publique et l’industrie pharmaceutique.

Les Députés socialistes ont obtenu des avancées, avec notamment la création d’un portail internet public qui recensera les données administratives et scientifiques sur les maladies et leurs traitements. Ils ont également obtenu que les industries pharmaceutiques ne soient pas présentes au conseil d’administration de la nouvelle agence de sécurité du médicament.

Malgré ce combat, qui date de 2008 avec le travail menée par la mission d’information présidée par Catherine Lemorton sur la politique du médicament, le projet de loi reste insuffisant. Ainsi la transparence devrait être totale dans les avantages consentis par les industriels aux professionnels de santé, les tests cliniques “comparant” les nouveaux médicaments avec ceux existants devrait être obligatoires.

Les députés socialistes continueront donc de défendre, tout au long de l’examen du texte, des amendements pour améliorer un texte qui doit marquer un véritable changement dans la politique du médicament en France, afin que les politiques de santé publiques demeurent indépendantes et ne servent que les intérêts des patients.

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Santé : Sécu au bord du gouffre ... Savoir gérer vous avez dit savoir gérer ?
Mardi 13 septembre 2011

securite-sociale-gouffre-financier-sarkozy-regle-dor-ps76Dans son rapport sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale, le cour des comptes tire la sonnette d’alarme : jamais le déficit de la sécurité sociale n’a été aussi élevé qu’en 2010. 30 milliards d’euros de déficit des régimes de base et du fonds de solidarité vieillesse (FSV). L’accumulation porte la dette sociale à près de 136 milliards d’euros.

Dans le même temps, les remboursements de l’assurance maladie ont diminué (les mutuelles et les assurances complémentaires ont dû prendre le relais) et le reste à charge des patients a énormément augmenté. Les déserts médicaux se sont accrus et les dépassements d’honoraires ont explosé. Les choix du gouvernement auront été désastreux : désastreux pour  les comptes sociaux, désastreux pour les Français qui voient les inégalités face à la santé s’accroître et ne comprennent plus rien au maquis tarifaire auquel ils sont confrontés. 

Sarkozy est donc très mal placé pour donner des leçons de rigueur budgétaire à qui que ce soit ! Avec lui, inefficacité budgétaire rime avec habitude légendaire …

Le rétablissement des comptes est une nécessité si l’on veut préserver la protection sociale française. Mais ce n’est pas en accroissant le reste à charge des Français que l’on y parviendra : il faut engager des réformes de structure.

Le Parti socialiste rappelle qu’il défend le renforcement de la prévention et la mise en place d’une politique de santé publique résolue ; la transformation des modes de rémunération des  professionnels de santé, afin de développer leur rémunération forfaitaire ; la clarification des tarifs appliqués et la stricte limitation des dépassements d’honoraires, source d’inflation des dépenses ; la régulation de l’installation des professionnels sur le territoire qui ne doivent plus être concentrés dans les zones les plus denses sur le plan médical, ainsi que l’instauration de transferts de compétences.

Les socialistes ont par ailleurs de manière constante appelé à la remise  à plat de la politique du médicament. Il est anormal que la consommation de médicaments soit en France plus élevée que dans les autres pays européens.

Le projet de loi du gouvernement n’apporte aucune réponse sur ce plan. Il faudrait améliorer l’information des médecins prescripteurs, valoriser les prescriptions maîtrisées, renforcer les génériques, réviser la grille des remboursements. Mais rien de tout cela n’est au rendez-vous. Une fois de plus, le gouvernement choisit l’immobilisme au détriment des Français.