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Industrie-Entreprise
Arcelor Florange, les lacrymogènes pour parler au peuple ?
Vendredi 16 mars 2012

arcelor-mittal-lacrymogenes-sarkozy-mensongesA Paris, preuve a de nouveau été faite de l’incroyable double langage du candidat sortant vis-à-vis de la sidérurgie lorraine et de la violence infligée aux salariés d’ArcelorMittal.

Il y a donc un Sarkozy-candidat qui fait accueillir devant son QG de campagne les salariés d’ArcelorMittal par des gaz lacrymogènes et 25 cars de CRS – et un Sarkozy-président qui les invite lundi à l’Elysée pour une énième promesse de redémarrage des hauts fourneaux de Florange !

- Comment peut-on refuser la discussion à des ouvriers menacés de tout perdre et inquiets de leur avenir, qui exercent leur droit pacifique à manifester et demandent simplement à être reçus par l’un des postulants à l’élection présidentielle, en leur disant : « revenez lundi ! » ?
- Comment ne pas y voir une énième manipulation pour tenter d’étouffer la colère qui monte ?
- Comment peut-on dire que l’on se préoccupe de la France qui travaille, qui se lève tôt et qui souffre et lui répondre avec des gaz lacrymogènes ?

De plus, le candidat du boniment détermine qui est un bon travailleur (celui qui ne le dérange pas) et qui est un mauvais syndicaliste (celui qui vient réclamer des comptes). Compte-t-il ainsi étouffer la colère ? Drôle de méthode de présidence, drôle de candidature, drôle de mépris …

François Hollande demande au candidat sortant de traiter avec respect les ouvriers de la sidérurgie lorraine. Puisqu’il n’a pas été capable de les défendre face au groupe Mittal, ni de porter leur dossier auprès du président de la commission européenne, au moins qu’il se contente de respecter la dignité de ces hommes menacés dans leur avenir.

Pour le reste, ce sont les propositions de François Hollande sur l’obligation de cession des sites industriels abandonnés par leur propriétaire, et son engagement constant et de longue date pour défendre le dossier européen ULCOS mais aussi une vraie politique industrielle nationale qui seuls donneront des perspectives d’avenir à la sidérurgie lorraine.

Industrie-Entreprise
Florange : le candidat-magicien de l'UMP est consternant ...
Jeudi 1 mars 2012

florange-haut-fourneaux-arcelot-mittal-mensonges-sarkozy-promessesSarkozy l’homme aux cent coups médiatiques, vient d’en tenter un nouveau assez concernant : le coup du ArcelorMittal à Florange !

Conscient que la sidérurgie lorraine restera le symbole de l’échec de sa politique industrielle, il a annoncé - sans rire - sur France Inter « 17 millions d’investissements pour Florange ». Or cet argent correspond à des sommes déjà prévues et sur des parties non menacées du site !

Seuls 2 millions concernent réellement les hauts fourneaux. Et il ne s’agit pas d’investissement mais de maintenance ! Qui plus est déjà promis depuis des mois : ce sont les salariés qui ont obtenu en octobre du Préfet qu’il conditionne les accords de chômage partiel à un budget d’entretien des installations.

Quant aux 15 millions de « nouveaux investissements », ils concernent :

- la cokerie pour 7 millions : mais cela n’alimente pas forcément les hauts fourneaux de Florange. La cokerie tourne encore actuellement alors que les hauts fourneaux sont à l’arrêt … le président de la précipitation s’est pris une fois les pieds dans le tapis …
- 8 millions pour de nouveaux travaux : c’est sur la filière froide, c’est à dire là encore une entité séparée des hauts fourneaux, qui est d’ailleurs alimentée actuellement par de l’acier venu de Dunkerque. Et ces sommes étaient également prévues depuis plusieurs mois pour le projet Usibor … le président de la précipitation s’est pris une seconde fois les pieds dans le tapis …

Quant au redémarrage annoncé au second semestre, cela n’a aucune valeur d’engagement, car ce sera après les élections présidentielles et Sarkozy ne peut garantir la décision de Mittal à ce moment-là, il parle dans le vide comme il le fait souvent … Rappelons que Mittal a fermé les hauts fourneaux de Liège, 48h après avoir pris un engagement écrit de recruter et d’investir sur ce site.

Sarkozy est comme un garagiste qui vous change le pot d’échappement lorsque votre boîte de vitesse est cassée ! Il restera en Lorraine le candidat des promesses non tenues et des engagements qui ne valent que le temps d’une campagne électorale. Ca sent 2007 tout ça …

Tout comme à Petit-Couronne, sa voiture à peine démarrée de chez Pétroplus, il était contredit par Shell qui rectifiait ses promesses mirobolantes … le magicien perd la main on dirait …

Industrie-Entreprise
Soutenons la loi Hollande contre les fermetures d'usines !
Mardi 28 février 2012

usine-industrie-loi-anti-fermetureVendredi dernier, François Hollande a confirmé à Florange l’engagement pris lors de sa rencontre avec les salariés de M-Real le 15 février : une loi pour que soit systématiquement examinée par la tribunal de commerce toute offre de reprise pertinente d’un site industriel viable que veut fermer un groupe propriétaire qui fait des bénéfices et qui refuse que s’installe sur place un industriel après lui.

L’ensemble des élus de Haute-Normandie, élus locaux de Seine-Maritime, les responsables du parti socialiste, soucieux du sort fait au tissu local, aux emplois, à l’outil industriel malmené, militants de la réindustrialisation de la France, invitent chacune et chacun à soutenir cette juste cause pour l’emploi, pour la croissance, pour le développement de l’économie et des territoires.

A l’heure où le candidat-président, joue les fées clochettes en saupoudrant des réponses plus ou moins fiables (cf. les approximations chez Pétroplus) et en égrènant des solutions miracles malgré un quinquennat d’accompagnement de la décrue industrielle, il est temps de changer les mauvaises politiques et ceux qui les incarnent.

Vous pouvez retrouver le texte de la proposition que fait François Hollande, ici : [clic]

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Pétroplus : le jour d'après, lire les clauses particulières ...
Lundi 27 février 2012

petroplus-petit-couronne-fouleLors de sa venue à Petit-Couronne (Seine-Maritime), le président de la République a annoncé le redémarrage provisoire de la raffinerie promis trois semaines plus tôt par son ministre de l’Industrie et réclamé depuis un mois et demi par les organisations syndicales.

24 heures plus tard, plusieurs informations délivrées par le groupe Shell, co-signataire de l’accord, relativisent hélas cette annonce temporaire.

- L’engagement financier du groupe pétrolier ne sera pas de 20 millions d’euros, comme promis par l’Elysée, mais de « 10 millions d’euros ».
- La durée du contrat de processing a été rectifiée : de six mois « au minimum » dans le discours présidentiel, elle a été ramenée à six mois « maximum » par Shell. [clic]
- Le raffinage par le site haut-normand des 100 000 barils de pétrole par jour est conditionné : « si les travaux de redémarrage s’effectuent correctement », le protocole d’accord sera effectivement mis en oeuvre. Autrement dit, non seulement l’activité proprement dite n’interviendra qu’après le 6 mai, mais le moindre aléa technique préalable peut annuler le contrat.

Enfin, le groupe stipule qu’en cas de pertes trop importantes, il pourra se désengager : « le contrat pourra être interrompu avant son échéance si l’activité générait des pertes significatives ».

De son côté, sur Canal + le 24 février, le PDG de Shell France a déclaré : « C’est un contrat de six mois avec un plafond de contribution de Shell car c’est un deal qui comporte énormément de risques industriels. [N. Sarkozy] n’a jamais appelé et il n’a pas joué de rôle particulier. J’ai été contacté par l’intersyndicale de Petit-Couronne qui m’a demandé dans quelle mesure nous pourrions aider. L’arrêt de cette usine ayant été préjudiciable pour nos activités, nous avons construit ce projet ». [clic] (à partir de 14′09)

Non seulement le déplacement présidentiel n’a apporté aucune solution d’avenir à la raffinerie qui attend toujours un repreneur un industriel viable, mais l’annonce temporaire du président-candidat, qui s’en approprie le seul mérite, est plus précaire qu’il a bien voulu le dire.

De telles méthodes rappellent les contrats d’assurance : avant de les signer, mieux vaut lire les clauses particulières !

25 février 2012
Communiqué de Guillaume BACHELAY,
Vice-Président de la Région Haute-Normandie chargé de l’économie, de l’emploi, des entreprises et de l’énergie

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Industrie : besoin d'ambition, pas de communication électorale
Vendredi 24 février 2012

francois-hollande-florange-gandrange-industrie-responsabiliteLe candidat sortant s’est rendu ce matin à la raffinerie de Petit-Couronne. Il a annoncé le “contrat de processing” réclamé par les organisations syndicales et les élus locaux depuis la mise à l’arrêt de la raffinerie.

Quant à la participation de Shell au redémarrage du site, c’est bien le moins : en 2008, c’est Shell qui s’était désengagé de son site historique en Seine-Maritime pour le vendre à Pétroplus, sans garantie durable de maintien de l’activité.Au-delà de cette option temporaire, l’avenir du site passe par un repreneur crédible qui porte un projet industriel pérenne et qui investisse pour le rendre possible. Hélas, aucune avancée concrète n’a été faite à ce stade par le président sortant et son gouvernement.
 
Faute de politique industrielle depuis dix ans, les filières industrielles essentielles à notre économie et à l’emploi sont peu à peu abandonnées. Comme les autres secteurs stratégiques en France, le raffinage souffre de l’absence totale de vision prospective de la part de l’Etat : des états généraux, organisés par le gouvernement au lendemain de la fermeture de la raffinerie des Flandres, avaient formulé plusieurs engagements dont aucun n’a été concrétisé à ce jour.

L’avenir du raffinage en France, de ses entreprises et de ses emplois, passe aussi par une Europe qui se protège dans la mondialisation. La réciprocité commerciale doit prévaloir à ses frontières afin que nos usines et nos savoir-faire ne soient pas concurrencés par les produits importés venus de pays ou de multinationales qui ne respectent pas les normes sociales et environnementales en vigueur dans l’Union. C’est ce que propose François Hollande, qui a fait de la réindustrialisation de notre pays le socle de son projet présidentiel.

De même, il est inacceptable que des unités industrielles performantes voient leur survie menacée par la politique de groupes internationaux qui préfèrent fermer un site industriel viable plutôt que de le céder à un repreneur. Parce que ces sites et leurs productions sont d’intérêt général, l’Etat doit agir.

C’est la volonté martelée par François Hollande aujourd’hui même à Florange, site emblématique des promesses non tenues du quinquennat finissant. S’il est élu président de la République, il proposera à la nouvelle majorité au Parlement des mesures législatives qui obligeront un groupe envisageant la fermeture d’un site industriel à examiner les offres de reprise en présence et à le céder au repreneur dont le projet aura été validé par le tribunal de commerce et approuvé par un avis positif des instances représentatives du personnel.

De même, si la restructuration s’impose, les obligations et donc les charges de reconversion doivent être renforcées pour les grands groupes. Ainsi, une négociation sera exigée sur les alternatives industrielles, le reclassement des salariés, la revitalisation des territoires, avec, en cas d’absence d’accord valable (majoritaire),  une sanction économique qui pourrait prendre la forme d’une suppression de niche fiscale, l’exonération des cotisations patronales sur les indemnités de licenciement (soit un renchérissement de 45% des licenciements économiques).

bachelay-guillaume-secretaire-national-ps-industrieParce qu’il n’y a pas d’économie sans industrie, sans innovation, sans recherche, la France doit renouer avec une véritable ambition industrielle. C’est à cette urgence nationale que répond le projet porté par François Hollande.

Guillaume Bachelay,
Secrétaire national à l’industrie,
Vice-président de la Région Haute-Normandie