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Collectivités-Territoires
Le sel des territoires : des logements éco-los et éco-nomes
Lundi 16 avril 2012

logement-territoiresHabitat 76 (OPAC 76) est le premier bailleur régional avec près de 27 000 logements gérés. Il est un acteur particulièrement impliqué dans la mise en œuvre d’une politique de développement durable, notamment pour limiter le plus possible le coût du logement et plus particulièrement des charges.

Cet engagement se concrétise depuis 2009 par un programme qui vise à ramener l’étiquette énergétique moyenne de son parc de E à C, notamment par la livraison entre 2010 et 2016 de 4000 logements à faible consommation et par la rénovation énergétique de 11 000 logements d’ici à 2020.

Habitat 76 va également expérimenter la construction de bâtiments BEPOS (Bâtiment à Energie POSitive) et développe massivement le recours aux énergies renouvelables (notamment solaire et biomasse par l’extension en cours des réseaux de chaleur urbains biomasse à des logements aujourd’hui chauffés individuellement). L’objectif est de mettre à disposition des locataires des logements économes en charges tout en les sensibilisant aux économies d’énergie.

C’est dans cette optique qu’Habitat 76 a lancé, il y a 2 ans, un projet inédit. Un appel d’offre pour la rénovation de 238 bâtiments, représentant 4 243 logements, avec l’installation de 190 centrales photovoltaïques réparties au sein de 42 communes de Seine-Maritime a été lancé. Ces centrales doivent permettre de réduire annuellement l’émission de 800 tonnes de CO².

L’opération compile :

- la réduction de la déperdition d’énergie par l’isolation des combles,
- le choix, le dimensionnement et la pose de panneaux photovoltaïques,
- la mise en place des outils de pilotage et de gestion centralisés pour suivre la production d’électricité en temps réel,
- l’exploitation et la maintenance des installations,
- l’engagement de performance sur le volume de l’électricité produite, valable 20 ans.

Le Groupement Momentané d’Entreprises auquel a été attribué le marché est constitué majoritairement d’entreprises locales. Cela facilite l’organisation des interventions techniques et stimule l’activité et l’emploi dans la région.

« Le Sel des Territoires – Les Départements, laboratoires des 60 engagements de François Hollande » : [clic

Agriculture-Pêche
Le sel des territoires : l'agriculture, la preuve par le quotidien
Jeudi 12 avril 2012

le-sel-des-territoires-francois-hollande-agriculture-seine-maritimeL’agriculture en Seine-Maritime : “Soutien aux nouveaux modèles de production, aux agriculteurs et aux éleveurs”

Avec 6 500 exploitations, 400 000 hectares de Surface Agricole Utile, 9 100 emplois à temps complet dans les exploitations, l’agriculture contribue sensiblement au paysage économique, social et naturel seinomarin. Dès 2004, le Département de Seine-Maritime instaurait une politique agricole axée sur l’autonomie des exploitations. Pas question pour l’exécutif départemental d’appuyer des politiques avant tout dictées par des objectifs productivistes et ciblées sur les marchés mondiaux déjà largement soutenues par la politique européenne (150 millions d’euros d’aide PAC par an) mais de favoriser l’émergence de nouveaux modèles de production.

Autonomie énergétique avec le lancement, dès 2007, d’un appel à projets sur l’usage des énergies renouvelables en agriculture, autonomie en fourrage, avec le développement du séchage du foin en grange ou en intrants avec le soutien à l’Agriculture Biologique.

Les « Bons repas de l’agriculture durable haut-normande » :
L’action la plus emblématique est sans doute la mise en place des « Bons repas de l’agriculture durable haut-normande » en 2005. Une part importante du chiffre d’affaire des exploitations est constituée d’aides publiques et est donc liée à des politiques publiques dont les sièges de décisions sont souvent bien éloignés des sièges d’exploitations (OMC, PAC). Plutôt que d’apporter de nouvelles subventions à des exploitations aux pratiques vertueuses et de les rendre un peu plus dépendantes, le choix a été fait de favoriser l’accès de ces exploitations à des nouveaux marchés dont la restauration collective hors domicile. Nos choix alimentaires ont un impact direct sur notre environnement social, économique ou naturel. Entre un « paysan boulanger » et une filière locale basée sur des producteurs de céréales, des meuniers locaux et des artisans boulangers dans nos villages, le choix du Département a été rapide : il a favorisé ce deuxième schéma, pour maintenir une ruralité dynamique et rapprocher milieux rural et urbain.

Une cinquantaine d’exploitations ont ainsi été sélectionnées pour leur durabilité évaluée sur la base de 43 critères. La méthode de sélection a été plébiscitée en 2012 avec l’obtention du Trophée du Développement Durable pour l’association « Défis Ruraux », maître d’œuvre de cette action pour le Département. Ainsi, depuis 2005, plus d’un million de repas 100 % issus de l’agriculture et des artisans et PME locales ont été distribués. Chaque année, cela a généré, en moyenne, 300 000 € de chiffre d’affaire complémentaire dans la cinquantaine d’exploitations impliquées.

Aujourd’hui, pour le Département de Seine-Maritime, le challenge est d’étendre cette approche pour les 14 millions de repas servis annuellement aux collégiens et aux lycéens haut-normands. Révision complète des marchés publics, émergence des nouveaux producteurs intégrant de nouveaux critères qualités (absence d’OGM, usage limité des produits phytosanitaires, équilibre de la fertilisation), structuration de filières agricoles et agro-alimentaires locales, formation des personnels, équipement des 235 EPLE haut-normands, devraient permettre de relocaliser l’approvisionnement des restaurants scolaires haut-normands pour un chiffre d’affaire annuel de 30 millions d’euros.

« Le Sel des Territoires – Les Départements, laboratoires des 60 engagements de François Hollande » : [clic

Agriculture-Pêche
Agriculture : sacrifiée par la droite, il faut la diversifier ...
Samedi 25 février 2012

agriculture-francois-hollande-visite-monde-agricole-agriculteursFrançois Hollande est allé à la rencontre des acteurs de l’agriculture. Il a notamment visité un groupement agricole d’exploitation en commun. Il s’est fortement engagé pour le monde agricole. Ici, le site socialiste dédié : [clic]

Il a rappelé qu’il défendrait un budget européen ambitieux pour l’avenir de l’agriculture dans sa diversité, en particulier l’élevage, dans le cadre de la révision de la politique agricole commune. Il encouragera la promotion de nouveaux modèles de production et de l’agriculture biologique et donnera, aux producteurs, les moyens de s’organiser pour rééquilibrer les rapports de force au sein des filières face à la grande distribution.

L’agriculture française doit être soutenue et réorganisée pour répondre aux défis économiques et environnementaux. Comment expliquer que la France ait perdu sa place de première puissance agricole en Europe ?

Elle a perdu sa place car, depuis 10 ans, les choix politiques français n’ont pas permis de réagir et de donner priorité aux secteurs traditionnellement forts de l’industrie et de l’agriculture. L’Allemagne nous a donc dépassés depuis 5 ans, grâce à la mise en œuvre d’une politique beaucoup plus intense et claire dans le secteur agricole.

Quelle est la situation des agriculteurs aujourd’hui ?

Ils ont traversé une crise extrêmement dure en 2008-2009. Si aujourd’hui le prix des matières agricoles se tiennent un peu mieux, ils sont toujours dans une situation de fragilité. Ainsi de nombreux agriculteurs connaissent a de grandes difficultés financières et leurs revenus ont largement chuté. On ne peut donc pas dire, malgré un petit mieux, que l’agriculture se porte bien aujourd’hui. Il faut d’ailleurs y porter toute notre attention au niveau européen et national en régulant les marchés et les productions, en faisant en sorte que les agriculteurs s’organisent, et en préparant les enjeux d’avenir, économiques et écologiques en particulier.

Quelle agriculture souhaite promouvoir François Hollande ?

agriculture-francois-hollande-visite-monde-agricoleFrançois Hollande souhaite une réaction forte. Il faut être en capacité de maintenir et de renforcer la diversité de l’agriculture française en termes de production ou d’organisation. Ça va des circuits de proximité aux circuits régionaux, nationaux, européens et, bien sûr, internationaux. Il s’agit de promouvoir l’ensemble des cultures et des élevages français. A partir de cette diversité, l’enjeu pour François Hollande est de développer des filières de qualité, de mettre en place des mesures afin d’avoir une production à forte valeur ajoutée, tout en répondant à des objectifs forts de durabilité.

Et il fait notamment une proposition qui consistera à permettre aux agriculteurs de s’organiser pour pouvoir répondre aux défis économiques et environnementaux.  Il souhaite un renforcement des organisations professionnelles afin de favoriser la création de groupements qui permettent aux agriculteurs d’assurer de manière plus collective les investissements, les réorganisations de modèles de production, et autres efforts communs qui se portent sur les exploitations agricoles.

Une réforme de la Politique agricole commune (PAC) est-elle envisagée ?

Elle est déjà en discussion actuellement. La Commission européenne a proposé une réforme pour l’après 2014. Il faudra être vigilant sur trois points. Le premier c’est de fournir un budget de l’agriculture qui soit à la hauteur des défis en matière de sécurité alimentaire et de sécurité environnementale. Deuxièmement, la réforme devra garantir une architecture de cette politique agricole qui permette à la fois d’assurer le développement économique des productions et d’en assurer le développement durable. Enfin, il faudra aussi être très clairs sur la nécessité de garder des mécanismes de régulation des marchés qui soient efficaces.

Le Changement ? C’est maintenant ! Avec François Hollande

Environnement-Ecologie
F. Hollande : Après le Grenelle, rencontrer toute l'écologie.
Mardi 10 janvier 2012

grenelle-environnement-hollande-acteurs-ecologieAprès le Grenelle, la concertation s’engage avec tous les acteurs de la politique écologique de demain. L’équipe de campagne de François Hollande va engager cette semaine une concertation avec tous les acteurs concernés par la politique écologique de demain, en particulier les associations environnementales et les représentants des syndicats et des associations professionnelles.

Alors que le schéma initial du Grenelle avait suscité un grand espoir et débouché sur une première loi approuvée à l’époque par les socialistes, la déception a par la suite été très forte, la plupart des engagements pris et des orientations définies n’étant pas mis en œuvre ou reportés à plus tard. De fait, les résultats concrets obtenus en matière d’environnement par la droite au pouvoir sont dans bien des domaines très insuffisants voire négatifs.

La réussite de la transition énergétique et écologique est pourtant une nécessité absolue. C’est une orientation très forte et prioritaire de François Hollande. Elle doit notamment jouer un rôle majeur pour créer des emplois, améliorer le pouvoir d’achat, prendre de l’avance dans les industries vertes de demain, et permettre à la France d’être à la pointe de l’action en matière d’environnement, au sein de l’Union européenne.

La concertation portera notamment sur la nature et le contenu du partenariat qui devra s’engager sur ces sujets entre les différents acteurs concernés, afin de faire en sorte que les actes et les résultats soient à la hauteur des enjeux

UMP-Droite
Seafrance : La droite et la compétence, ça fait deux ...
Samedi 7 janvier 2012

seafrance-scop-europe-mensonge-droiteAprès cinq années d’échec sur le plan industriel, de gesticulations à n’en plus finir devant les usines qui ferment à raison d’une par jour depuis 3 ans, de paroles non suivies d’actes, la droite voudrait donner des leçons.
 
Au lieu d’agir, la ministre Kosciusko-Morizet attaque François Hollande quand il fait des propositions concrètes  pour préserver l’activité et les emplois des salariés. Est-ce aussi simple ? La seule réalité, c’est que les nombreuses gesticulations et volte-face du gouvernement qui ont suscité la panique et n’ont toujours pas permis de trouver une sortie de crise.

Dans ce dossier, le gouvernement a successivement dit que tout sauvetage était impossible avant de demander aux salariés de mettre leurs indemnités de licenciement sur la table pour financer seuls la reprise de la compagnie, sans contrepartie et sans sécurité juridique. Au lieu de trouver une réelle solution, le gouvernement s’en est tantôt pris à Bruxelles, tantôt aux syndicats. Cette ultime intervention de Mme Kosciusko-Morizet est une nouvelle diversion destinée à masquer l’inanité de l’intervention gouvernementale dans ce dossier.
 
Nous ne pouvons qu’encourager la ministre à expliquer pourquoi le Fond Stratégique d’Investissement a été créé si le gouvernement ne peut, comme il semble le prétendre, intervenir de manière minoritaire au capital des entreprises ? 

Mais aussi à préciser en quoi la banque publique d’investissement que mettra en place François Hollande ne le pourrait pas non plus, avant même d’exister ? 

Et enfin à essayer de prouver que le livret d’épargne que créera François Hollande pour financer le développement des petites et moyennes entreprises existerait déjà ? Alors que ce gouvernement n’a rien fait pour orienter l’épargne vers l’économie réelle plutôt que vers la spéculation, à l’opposé des propositions du candidat socialiste …
 
On voit bien de quel côté se situent l’incompétence et le fatalisme : la ministre Kosciusko-Morizet est d’ailleurs contrainte de reconnaître que les maigres idées qu’a pu avoir le gouvernement dans le dossier SeaFrance ont été rejetées par la Commission Européenne.