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Education-Enseignement
CDEN : neuf heures pour nos écoles, une première victoire ...
Vendredi 24 février 2012

photoNicolas Rouly (Conseiller général de Grand-Quevilly, président du groupe PS au Département) est sorti à 2 heures du matin du Conseil Départemental de l’Education Nationale (CDEN) qui avait commencé à 17 heures. Il nous confiait ses 9 heures dédiées à la défense de nos écoles, 9 heures qui ont permis d’éviter que les 126 suppressions de postes dont 73 fermetures de classes prévues en Seine-Maritime ne soient entérinées aujourd’hui.

Il rappelait, d’abord, que cette instance a pour objet de porter auprès de l’Inspecteur d’Académie (IA) la parole de la communauté éducative (enseignants, parents, élus, associations), dont les représentants sont habituellement réunis, à cette période de l’année, pour débattre des fermetures et ouvertures de classes envisagées par l’Education nationale en Seine-Maritime. La procédure veut que des instances locales de concertation se réunissent en amont, autour des Inspecteurs de circonscription.

Mais, cette année, pour la première fois, ces instances n’ont été ni locales ni de concertation, puisqu’aucune donnée nominative n’a été présentée aux participants, qui n’ont donc pas pu faire valoir leur point de vue. De même, les 12 H de réunions techniques présidées par l’IA en février n’ont pas conduit ce dernier à revoir sa copie, comme les syndicats et fédérations de parents le demandaient.

Ce jeudi, les membres du CDEN ont donc soumis à l’IA une méthode de réunion, qu’il a accepté d’emblée, consistant à nous permettre d’exprimer nos arguments sur les écoles que nous voulions défendre, afin qu’il en tienne compte et qu’au terme d’une suspension de séance il procède à des arbitrages, qui incombe à lui seul, à partir des moyens humains - au demeurant tragiquement réduits - que l’Etat met à sa disposition… et des réalités de terrain que nous lui remontions.

Cette discussion a duré pas moins de 6 H, à l’issue desquelles nous avons eu la terrible surprise de constater que, durant la suspension de séance promise, l’IA ne se retirait pas pour travailler avec ses collaborateurs sur ses arbitrages. Le sens de cette attitude nous est apparu à la reprise des débats, lorsque l’IA a expliqué que ce qui venait d’être dit était intéressant mais qu’il n’en tiendrait pas compte, faute notamment de moyens suffisants, et n’apporterait donc aucune modification au projet de carte scolaire présenté en début de réunion!

cden-rouen-9-heures-pour-nos-ecoles6 H de débat pour rien ?

Les membres du CDEN n’ont pas accepté ce mépris et ont alors décidé, à la quasi-unanimité, de ne pas quitter la préfecture sans avoir obtenu un arbitrage du Préfet, qui est le supérieur de l’IA et le président en titre de cette instance. Aussitôt prévenue de notre occupation pacifique, la presse a rejoint les lieux pour couvrir l’évènement. Et c’est finalement la directrice de cabinet du Préfet qui s’est présentée, rouvrant la discussion sur un ton et un contenu plus constructifs.

Au terme de ces 3h supplémentaires, les membres du CDEN ont obtenu :

- l’engagement de demander au Ministre de réviser les mesures proposées et d’affecter des moyens supplémentaires à l’éducation, dans un département déjà affecté par de nombreuses difficultés ;
- la nouvelle présentation d’une carte scolaire par l’Inspecteur d’Académie lors d’un CDEN le 21 mars prochain à 17h ;
- l’engagement de l’Inspecteur d’Académie à réorganiser, avant ce prochain CDEN, dans chaque circonscription d’inspection, de nouvelles instances locales de Concertation (ILCERE).

Cette relance du processus est une victoire !

Les élus socialistes présents, parmi lesquels Nicolas Rouly et Dominique Chauvel (Conseillère générale de Fontaine-Le-Dun, Candidate aux élections législatives dans la 10ème circonscription) ni ne surestiment ni ne sous-estiment l’importance cette étape …

Ne pas la surestimer, car elle permet seulement d’éviter le pire ce soir et de rouvrir un espace de dialogue, pour qu’enfin nos arguments soient écoutés avec respect. 
Ne pas la sous-estimer non plus, car elle permet une nouvelle mobilisation après les congés et donne ainsi de l’écho à l’exigence que nous portons dans le CDEN : plus de moyens pour la Seine-Maritime et répartis au terme d’arbitrages équitables.

A cette fin, et dans l’intérêt de nos enfants, chacun est invité à se saisir des informations pour les relayer largement !

Education-Enseignement
Formation des enseignants, la réforme = un désastre (cour des comptes)
Vendredi 10 février 2012

formation-des-enseignants-la-reforme-un-desastre-cour-des-comptesDans son dernier rapport, la Cour des comptes est formelle : la réforme de la formation des enseignants est un désastre.
 
Elle confirme ainsi ce que tous les acteurs de l’éducation dénoncent sans relâche depuis maintenant trois ans. Non seulement cette réforme a considérablement dégradé  la formation - et donc le niveau - des enseignants, mais elle n’a même pas rempli son but premier : réaliser des économies budgétaires sur le dos de la qualité de l’enseignement
 
Réforme conduite sans réflexion pédagogique, concours trop tardifs, conduisant à des échecs massifs et, surtout, absence totale de formation pratique sont à juste titre pointés du doigt par les rapporteurs. Près de 70% des enseignants recrutés n’ont eu absolument aucune expérience de l’enseignement avant leur prise de fonction à plein temps. Souvent affectés en zones difficiles, parfois sur plusieurs établissements, obligés en outre d’effectuer des heures supplémentaires, ils ont été très peu - voire pas du tout - accompagnés. Tout cela dans le but essentiel de supprimer l’équivalent de 10 000 emplois à temps plein, économies réduites à néant du fait des diverses indemnités versées et du coût que représentent deux années d’études supplémentaires.
 
A force d’improvisation et de cynisme, le gouvernement n’aura réussi finalement qu’une seule chose : creuser plus encore la dette éducative de notre pays. Ne restera qu’à confier la formation à des organismes privés, comme le permettra la proposition de loi Grosperrin, si elle était adoptée, pour l’achever. 

Avec François Hollande, nous referons de la formation des enseignants et de la revalorisation de ce métier nos priorités pour redonner de la valeur à ce métier.

Le Changement, c’est maitenant !

Discrimination-Egalité
Etudiants étrangers : François Hollande, écoute et propositions.
Jeudi 2 février 2012

etudiants-etrangers-collectif-du-31-mai-francois-hollandeFrançois Hollande a rencontré des membres du Collectif “du 31 mai” qui s’oppose aux 2 circulaires « Guéant » du 31 mai 2011 et 12 janvier 2012 sur les jeunes diplômés étrangers.

Pourquoi ces circulaires sont absurdes et ternissent l’image de la France à l’étranger ? Les étrangers diplômés d’un établissement supérieur se voient désormais refuser de manière quasi-systématique leurs autorisations de travail en France à la fin de leurs études. Un jeune étranger parfois très qualifié (HEC, Science Po, Les Mines…), après des années d’étude en France, embauché par une entreprise pour ses compétences, ne peut ainsi pas valoriser ses études par une première expérience professionnelle.

Le témoignage de Zineb : Zineb a fait une classe préparatoire, une grande école d’ingénieurs et a ensuite été embauchée par un grand cabinet de conseil à Paris. A cause des circulaires “Guéant”, elle n’a pas pu obtenir d’autorisation de travail. Avec un éclairage de Mireille Le Corre, responsable du pôle immigration-intégration. [vidéo]

Les engagements de François Hollande

S’il est élu président de la République, François Hollande abrogera les circulaires qui ont porté gravement préjudice aux étudiants étrangers, aux entreprises, aux universités et à l’image de la France. Il souhaite que soit préparé dès maintenant un projet de nouvelle circulaire pour traiter rapidement la situation en concertation avec les acteurs concernés.

Au delà, ce sont les dispositions législatives relatives aux étudiants étrangers qu’il faudra revoir dans le cadre d’une loi globale sur l’immigration: il faut sécuriser le statut de l’étudiant étranger pendant ses études avec une carte de séjour pluriannuelle correspondant à la durée du cycle d’études, ce qui dans les faits n’est pas le cas aujourd’hui. Il faut ensuite permettre l’exercice d’une première expérience professionnelle pour les diplômés étrangers à l’issue de leurs études en France, en revoyant en profondeur le système de l’autorisation provisoire de séjour ou d’application du changement de statut de droit commun.

François Hollande donnera une impulsion aux échanges entre universités françaises et étrangères. C’est la condition de la compétitivité de nos universités. La France ne peut pas perdre la bataille des talents.

Ecole-Université
Université : Alerte à la stigmatisation ...
Mercredi 4 janvier 2012

universite-023Dans l’enseignement supérieur aussi le bilan de Sarkozy est une illusion ! Depuis le début du quinquennat, le Candidat-Président et son gouvernement ont fait miroiter des investissements mais la réalité s’impose : les universités françaises se portent plus mal qu’il y a cinq ans.

Ce sont les étudiants, les enseignants-chercheurs et tous ceux qui font vivre les universités jour après jour qui paient le prix des mensonges gouvernementaux. La moitié des Universités ont de grosses difficultés à boucler leur budget. Une partie d’entre elles a même dû y renoncer, et ont été placées sous le contrôle du rectorat. La qualité de la formation en pâtit bien évidemment. Des postes sont gelés car la masse salariale est insuffisante pour ouvrir tous les postes libérés par des départs. Des milliers d’heures de formation, pouvant aller jusqu’à 10% du total des heures enseignées, sont supprimées faute de pouvoir les financer. Après avoir détruit la formation des maîtres, le gouvernement dégrade celle de tous les étudiants.

Avoir plus de citoyens disposant d’une formation supérieure est pourtant un enjeu fondamental dans un pays développé. Attirer des étudiants d’autres pays, les former et leur permettre de travailler ici après leur diplôme est aussi essentiel au rayonnement comme au développement de notre pays.

Nous ne pouvons accepter que la chasse aux voix du Front National, la stigmatisation des étrangers et l’organisation de la préférence nationale dans la recherche et l’enseignement supérieur privent la France des talents venus d’ailleurs. C’est pourquoi la droite doit abroger purement et simplement la circulaire Guéant du 31 mai, comme le demande l’appel « Notre matière grise est de toutes les couleurs ».

Pour le Parti socialiste, il est temps d’en finir avec la récession étudiante, et de mettre tout en œuvre pour accueillir davantage d’étudiants et les former au mieux pour assurer leur réussite. L’avenir de la France en dépend.

Education-Enseignement
Projet UMP pour l'Ecole : L'arme de destruction massive ...
Samedi 12 novembre 2011

arme-de-destruction-massive-education-en-dangerA en croire le projet éducatif de l’UMP, l’Education nationale irait de mieux en mieux. Un grave problème de vue aurait-il donc gagné le parti présidentiel ? A défaut de pouvoir défendre un bilan car celui-ci est désastreux, les voix de la droite défendent une école inégalitaire et appauvrie !

L’accroissement des inégalités, les médiocres résultats dans les enquêtes internationales, l’épuisement et l’exaspération des professionnels, l’inquiétude des parents : rien de tout cela ne les fera dévier de la voie délétère dans laquelle le gouvernement a engagé l’école depuis 2007 : l’asphyxie de l’Education nationale, les fermetures de classes et les suppressions de postes, la casse du métier, du statut et de la formation des enseignants, la diminution de la mixité sociale et scolaire.

Les vibrants appels à la République, à la lutte contre les inégalités scolaires, à la revalorisation du métier d’enseignant et à la contractualisation ne masquent pas le fond du propos. Derrière un vocabulaire parfois déroutant, ce que souhaite la droite, c’est une école toujours plus pauvre, toujours plus inégalitaire et toujours plus concurrentielle – sa volonté d’en revenir à une sélection précoce en témoigne.

Le Parti socialiste est résolument hostile à la vision à la fois libérale et caporaliste que ce texte défend. L’obsession de l’évaluation, des objectifs chiffrés, de la concurrence entre les établissements et de la hiérarchie entre les personnels ne peut que conduire à la mise en place d’un marché scolaire dont les plus fragiles feront les frais. Si une évolution du métier doit être discutée et négociée dans le seul objectif d’améliorer le service rendu aux élèves, on ne voit pas comment la dégradation du statut, la création d’inégalités et de concurrence entre les corps, l’augmentation du temps de travail ou l’allongement sans contrepartie de l’année scolaire pourraient participer à « la revalorisation » des enseignants que l’UMP prétend appeler de ses vœux.

Le choix et l’évaluation de l’équipe pédagogique par le chef d’établissement ne résoudront pas davantage les difficultés actuelles. Qu’aura à offrir le principal d’un collège difficile et appauvri pour convaincre un professeur expérimenté de venir enseigner chez lui ?

Le Parti socialiste a fait des propositions pour garantir la réussite de chaque jeune : nous conclurons un nouveau pacte éducatif entre les professeurs et la nation, accorderons une priorité à l’école primaire, refondrons les rythmes scolaires et les programmes, mettrons en place une personnalisation accrue des enseignements, améliorerons l’encadrement et revaloriserons – réellement – le métier d’enseignant. Rien de tout cela ne pourra se faire sans moyens, et encore moins, comme le gouvernement le fait depuis 5 ans, en dégradant les conditions de travail des enseignants et les conditions d’études des élèves.