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Education-Enseignement
Formation des enseignants, la réforme = un désastre (cour des comptes)
Vendredi 10 février 2012

formation-des-enseignants-la-reforme-un-desastre-cour-des-comptesDans son dernier rapport, la Cour des comptes est formelle : la réforme de la formation des enseignants est un désastre.
 
Elle confirme ainsi ce que tous les acteurs de l’éducation dénoncent sans relâche depuis maintenant trois ans. Non seulement cette réforme a considérablement dégradé  la formation - et donc le niveau - des enseignants, mais elle n’a même pas rempli son but premier : réaliser des économies budgétaires sur le dos de la qualité de l’enseignement
 
Réforme conduite sans réflexion pédagogique, concours trop tardifs, conduisant à des échecs massifs et, surtout, absence totale de formation pratique sont à juste titre pointés du doigt par les rapporteurs. Près de 70% des enseignants recrutés n’ont eu absolument aucune expérience de l’enseignement avant leur prise de fonction à plein temps. Souvent affectés en zones difficiles, parfois sur plusieurs établissements, obligés en outre d’effectuer des heures supplémentaires, ils ont été très peu - voire pas du tout - accompagnés. Tout cela dans le but essentiel de supprimer l’équivalent de 10 000 emplois à temps plein, économies réduites à néant du fait des diverses indemnités versées et du coût que représentent deux années d’études supplémentaires.
 
A force d’improvisation et de cynisme, le gouvernement n’aura réussi finalement qu’une seule chose : creuser plus encore la dette éducative de notre pays. Ne restera qu’à confier la formation à des organismes privés, comme le permettra la proposition de loi Grosperrin, si elle était adoptée, pour l’achever. 

Avec François Hollande, nous referons de la formation des enseignants et de la revalorisation de ce métier nos priorités pour redonner de la valeur à ce métier.

Le Changement, c’est maitenant !

Discrimination-Egalité
Etudiants étrangers : François Hollande, écoute et propositions.
Jeudi 2 février 2012

etudiants-etrangers-collectif-du-31-mai-francois-hollandeFrançois Hollande a rencontré des membres du Collectif “du 31 mai” qui s’oppose aux 2 circulaires « Guéant » du 31 mai 2011 et 12 janvier 2012 sur les jeunes diplômés étrangers.

Pourquoi ces circulaires sont absurdes et ternissent l’image de la France à l’étranger ? Les étrangers diplômés d’un établissement supérieur se voient désormais refuser de manière quasi-systématique leurs autorisations de travail en France à la fin de leurs études. Un jeune étranger parfois très qualifié (HEC, Science Po, Les Mines…), après des années d’étude en France, embauché par une entreprise pour ses compétences, ne peut ainsi pas valoriser ses études par une première expérience professionnelle.

Le témoignage de Zineb : Zineb a fait une classe préparatoire, une grande école d’ingénieurs et a ensuite été embauchée par un grand cabinet de conseil à Paris. A cause des circulaires “Guéant”, elle n’a pas pu obtenir d’autorisation de travail. Avec un éclairage de Mireille Le Corre, responsable du pôle immigration-intégration. [vidéo]

Les engagements de François Hollande

S’il est élu président de la République, François Hollande abrogera les circulaires qui ont porté gravement préjudice aux étudiants étrangers, aux entreprises, aux universités et à l’image de la France. Il souhaite que soit préparé dès maintenant un projet de nouvelle circulaire pour traiter rapidement la situation en concertation avec les acteurs concernés.

Au delà, ce sont les dispositions législatives relatives aux étudiants étrangers qu’il faudra revoir dans le cadre d’une loi globale sur l’immigration: il faut sécuriser le statut de l’étudiant étranger pendant ses études avec une carte de séjour pluriannuelle correspondant à la durée du cycle d’études, ce qui dans les faits n’est pas le cas aujourd’hui. Il faut ensuite permettre l’exercice d’une première expérience professionnelle pour les diplômés étrangers à l’issue de leurs études en France, en revoyant en profondeur le système de l’autorisation provisoire de séjour ou d’application du changement de statut de droit commun.

François Hollande donnera une impulsion aux échanges entre universités françaises et étrangères. C’est la condition de la compétitivité de nos universités. La France ne peut pas perdre la bataille des talents.

Ecole-Université
Université : Alerte à la stigmatisation ...
Mercredi 4 janvier 2012

universite-023Dans l’enseignement supérieur aussi le bilan de Sarkozy est une illusion ! Depuis le début du quinquennat, le Candidat-Président et son gouvernement ont fait miroiter des investissements mais la réalité s’impose : les universités françaises se portent plus mal qu’il y a cinq ans.

Ce sont les étudiants, les enseignants-chercheurs et tous ceux qui font vivre les universités jour après jour qui paient le prix des mensonges gouvernementaux. La moitié des Universités ont de grosses difficultés à boucler leur budget. Une partie d’entre elles a même dû y renoncer, et ont été placées sous le contrôle du rectorat. La qualité de la formation en pâtit bien évidemment. Des postes sont gelés car la masse salariale est insuffisante pour ouvrir tous les postes libérés par des départs. Des milliers d’heures de formation, pouvant aller jusqu’à 10% du total des heures enseignées, sont supprimées faute de pouvoir les financer. Après avoir détruit la formation des maîtres, le gouvernement dégrade celle de tous les étudiants.

Avoir plus de citoyens disposant d’une formation supérieure est pourtant un enjeu fondamental dans un pays développé. Attirer des étudiants d’autres pays, les former et leur permettre de travailler ici après leur diplôme est aussi essentiel au rayonnement comme au développement de notre pays.

Nous ne pouvons accepter que la chasse aux voix du Front National, la stigmatisation des étrangers et l’organisation de la préférence nationale dans la recherche et l’enseignement supérieur privent la France des talents venus d’ailleurs. C’est pourquoi la droite doit abroger purement et simplement la circulaire Guéant du 31 mai, comme le demande l’appel « Notre matière grise est de toutes les couleurs ».

Pour le Parti socialiste, il est temps d’en finir avec la récession étudiante, et de mettre tout en œuvre pour accueillir davantage d’étudiants et les former au mieux pour assurer leur réussite. L’avenir de la France en dépend.

Education-Enseignement
Projet UMP pour l'Ecole : L'arme de destruction massive ...
Samedi 12 novembre 2011

arme-de-destruction-massive-education-en-dangerA en croire le projet éducatif de l’UMP, l’Education nationale irait de mieux en mieux. Un grave problème de vue aurait-il donc gagné le parti présidentiel ? A défaut de pouvoir défendre un bilan car celui-ci est désastreux, les voix de la droite défendent une école inégalitaire et appauvrie !

L’accroissement des inégalités, les médiocres résultats dans les enquêtes internationales, l’épuisement et l’exaspération des professionnels, l’inquiétude des parents : rien de tout cela ne les fera dévier de la voie délétère dans laquelle le gouvernement a engagé l’école depuis 2007 : l’asphyxie de l’Education nationale, les fermetures de classes et les suppressions de postes, la casse du métier, du statut et de la formation des enseignants, la diminution de la mixité sociale et scolaire.

Les vibrants appels à la République, à la lutte contre les inégalités scolaires, à la revalorisation du métier d’enseignant et à la contractualisation ne masquent pas le fond du propos. Derrière un vocabulaire parfois déroutant, ce que souhaite la droite, c’est une école toujours plus pauvre, toujours plus inégalitaire et toujours plus concurrentielle – sa volonté d’en revenir à une sélection précoce en témoigne.

Le Parti socialiste est résolument hostile à la vision à la fois libérale et caporaliste que ce texte défend. L’obsession de l’évaluation, des objectifs chiffrés, de la concurrence entre les établissements et de la hiérarchie entre les personnels ne peut que conduire à la mise en place d’un marché scolaire dont les plus fragiles feront les frais. Si une évolution du métier doit être discutée et négociée dans le seul objectif d’améliorer le service rendu aux élèves, on ne voit pas comment la dégradation du statut, la création d’inégalités et de concurrence entre les corps, l’augmentation du temps de travail ou l’allongement sans contrepartie de l’année scolaire pourraient participer à « la revalorisation » des enseignants que l’UMP prétend appeler de ses vœux.

Le choix et l’évaluation de l’équipe pédagogique par le chef d’établissement ne résoudront pas davantage les difficultés actuelles. Qu’aura à offrir le principal d’un collège difficile et appauvri pour convaincre un professeur expérimenté de venir enseigner chez lui ?

Le Parti socialiste a fait des propositions pour garantir la réussite de chaque jeune : nous conclurons un nouveau pacte éducatif entre les professeurs et la nation, accorderons une priorité à l’école primaire, refondrons les rythmes scolaires et les programmes, mettrons en place une personnalisation accrue des enseignements, améliorerons l’encadrement et revaloriserons – réellement – le métier d’enseignant. Rien de tout cela ne pourra se faire sans moyens, et encore moins, comme le gouvernement le fait depuis 5 ans, en dégradant les conditions de travail des enseignants et les conditions d’études des élèves.

Education-Enseignement
Médecine scolaire : Urgence !
Lundi 19 septembre 2011

medecine-scolaire-urgence-ecoleFace à la situation dramatique de la médecine scolaire en Seine-Saint-Denis, la FCPE en appelle aujourd’hui aux organisations internationales pour qu’elles se saisissent de la question et réclame l’intervention d’organisations humanitaires.

Le constat est sans appel : la tuberculose est en recrudescence dans le département et les inégalités de santé se creusent inexorablement. Cette réalité, les socialistes refusent de s’y résigner. La médecine scolaire a un rôle crucial à jouer, en particulier en termes de prévention. Dépistages, vaccinations, obésité, éducation à la santé… Les familles les plus démunies comptent sur les médecins scolaires pour assurer ces missions.

La politique de santé du Gouvernement va exactement en sens inverse d’une réduction des inégalités. Il est impératif de revaloriser les statuts de la médecine scolaire (revalorisations salariales, intégrations dans parcours professionnels des acteurs de santé) ; de renforcer la présence médicale dans les établissements et de mettre en place un programme spécifique d’amélioration de la santé des enfants et adolescents.

Le PS appelle à mettre en place une réforme structurelle de réduction des inégalités sociales de santé, qui passe, notamment par une valorisation de la médecine scolaire.