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Agriculture-Pêche
Agriculture : Totalement absente du programme UMP !
Lundi 9 avril 2012

agriculture-francois-hollande-visite-monde-agricole1Le secteur de l’agriculture et de la pêche est si stratégique pour Sarkozy que le candidat-sortant UMP n’a même pas jugé nécessaire de l’évoquer dans sa lettre programmatique. Pas un mot, donc, sur la défense de la PAC dans l’Union européenne, ni sur la pêche et les pêcheurs.

La seule référence aux agriculteurs figure dans le chapitre consacré à l’écologie. Il reconnaît d’ailleurs l’échec de son gouvernement en matière de sur-réglementation, en concédant : « Nous avons atteint le seuil maximum de normes dans notre pays. Les projets sont découragés avant même d’être engagés. On a remplacé la confiance par la suspicion permanente, la responsabilité par la réglementation tatillonne, l’esprit d’initiative par l’aversion au risque. »

François Hollande défendra le budget de la PAC au lieu, comme le veut le président sortant, de vouloir isoler la France en Europe, au motif de réduire les moyens de l’Union. Mais il s’agira aussi d’en proposer un contenu véritable.

agriculture-francois-hollande-visite-monde-agricole-agriculteurs1La PAC offre ainsi un éventail d’outils qu’il faudra mobiliser de façon cohérente pour assurer la mise en oeuvre d’un projet d’avenir pour nos filières agroalimentaires. En premier lieu, elle doit être un moyen d’assurer la régulation des marchés, dont les instruments, comme les quotas laitiers, sont à préserver. Les mesures de la PAC permettant un soutien direct au revenu des producteurs devront être pérennisées, avec des aides réparties de façon plus équitable entre les types de production.

Elle saura, enfin, être un moyen important pour encourager les productions génératrices d’emploi et l’installation de nouveaux agriculteurs, l’attribution des aides devant aussi tenir compte du facteur emploi.

Dans toutes ses dimensions, la politique agricole mérite une véritable mobilisation, à la hauteur des enjeux, ce que François Hollande propose sans ambiguïté.

Economie-Entreprise
Economie Française : les magiciens de l'UMP à l'oeuvre ...
Samedi 11 février 2012

sarkozy-magicien-economie-en-chute-libre-pme-tpeL’économie française a enregistré un déficit commercial record de 69,6 milliards d’euros en 2011. Un bien triste record pour notre économie et le résultat direct de l’absence de politique industrielle menée par le gouvernement.

Il va hélas de pair avec la destruction de 750 000 emplois industriels et le recul de la France du 8ème au 22ème rang mondial pour l’innovation, en 10 ans. Face à ces chiffres calamiteux, le Secrétaire d’Etat au commerce extérieur ose annoncer - sans rire - que : ” Le gouvernement a la recette pour faire revenir notre balance commerciale à l’équilibre en l’espace de cinq ans“.  Que ne l’a-t-il fait plus tôt ! Qui va pouvoir croire à ces balivernes libérales ?

Ce dont notre économie a besoin, c’est avant tout d’une véritable stratégie industrielle, d’une vision à long terme.

Si l’Allemagne, si souvent citée, compte 71% de PME industrielles qui exportent (contre 35% en France), c’est parce qu’elle a investi massivement dans l’innovation, la recherche, la structuration de filières complètes dans les secteurs porteurs, du grand groupe aux PMI PME, en passant par les Entreprises de Taille Intermédiaire qui nous manquent tant en France. Si l’on veut inverser la tendance, il faut impérativement réindustrialiser par l’innovation.

Le retour de la croissance, de la compétitivité et de l’emploi passe par le dynamisme de nos PMI PME. C’est la raison pour laquelle François Hollande a choisi d’en faire sa principale priorité en faveur du  redressement industriel de notre pays, de sa compétitivité :

- en proposant un effort sans précédent pour les PMI-PME à fort potentiel, afin d’accélérer leur transformation en Entreprises de Taille Intermédiaire innovantes, fortement exportatrices et créatrices d’emplois,
- en accompagnant leur capacité à l’export et le financement de l’innovation, par une banque publique d’investissement, régionalisée et donc au plus près des besoins des entreprises,
- en soutenant la réindustrialisation par l’innovation et en confortant des filières industrielles d’avenir.

C’est tout l’enjeu du Pacte Productif proposé par François Hollande qui redonnera à la France sa capacité à créer des emplois innovants et à exporter.

Le Changement ? C’est maintenant !

UMP-Droite
Seafrance : La droite et la compétence, ça fait deux ...
Samedi 7 janvier 2012

seafrance-scop-europe-mensonge-droiteAprès cinq années d’échec sur le plan industriel, de gesticulations à n’en plus finir devant les usines qui ferment à raison d’une par jour depuis 3 ans, de paroles non suivies d’actes, la droite voudrait donner des leçons.
 
Au lieu d’agir, la ministre Kosciusko-Morizet attaque François Hollande quand il fait des propositions concrètes  pour préserver l’activité et les emplois des salariés. Est-ce aussi simple ? La seule réalité, c’est que les nombreuses gesticulations et volte-face du gouvernement qui ont suscité la panique et n’ont toujours pas permis de trouver une sortie de crise.

Dans ce dossier, le gouvernement a successivement dit que tout sauvetage était impossible avant de demander aux salariés de mettre leurs indemnités de licenciement sur la table pour financer seuls la reprise de la compagnie, sans contrepartie et sans sécurité juridique. Au lieu de trouver une réelle solution, le gouvernement s’en est tantôt pris à Bruxelles, tantôt aux syndicats. Cette ultime intervention de Mme Kosciusko-Morizet est une nouvelle diversion destinée à masquer l’inanité de l’intervention gouvernementale dans ce dossier.
 
Nous ne pouvons qu’encourager la ministre à expliquer pourquoi le Fond Stratégique d’Investissement a été créé si le gouvernement ne peut, comme il semble le prétendre, intervenir de manière minoritaire au capital des entreprises ? 

Mais aussi à préciser en quoi la banque publique d’investissement que mettra en place François Hollande ne le pourrait pas non plus, avant même d’exister ? 

Et enfin à essayer de prouver que le livret d’épargne que créera François Hollande pour financer le développement des petites et moyennes entreprises existerait déjà ? Alors que ce gouvernement n’a rien fait pour orienter l’épargne vers l’économie réelle plutôt que vers la spéculation, à l’opposé des propositions du candidat socialiste …
 
On voit bien de quel côté se situent l’incompétence et le fatalisme : la ministre Kosciusko-Morizet est d’ailleurs contrainte de reconnaître que les maigres idées qu’a pu avoir le gouvernement dans le dossier SeaFrance ont été rejetées par la Commission Européenne.

Agriculture-Pêche
Agriculture : La Droite dit bye-bye au bio !
Mercredi 12 janvier 2011

agriculture-022Un pas en avant, trois pas en arrière… Ce slogan est désormais érigé en méthode de gouvernement par une droite incapable de tenir des promesses et engagements dans la durée.  Le projet de loi de finances pour 2011 en offre un énième exemple probant, avec, cette fois, dans le viseur de la rigueur économique : l’agriculture biologique.
 
Dans l’euphorie du Grenelle de l’environnement en effet, le gouvernement s’était engagé à tripler la surface agricole biologique, avec des objectifs de 6% en 2012, et de 20% en 2020. Le crédit d’impôt accordé à tout exploitant abandonnant les pesticides au profit d’un mode de production bio avait vivement encouragé la création d’exploitations. On dénombrait jusqu’à une quinzaine de conversions journalières en 2010.
 
Seulement, la contradiction et la régression sont les deux mamelles du gouvernement. Aussi a-t-il fait voter la division par deux de cette aide fiscale, drastiquement réduite de 4 000 à 2 000 euros.
 
Seuls 17 millions d’euros sont donc prévus pour financer le crédit d’impôt pour l’agriculture bio, soit onze fois moins que le manne allouée aux exonérations fiscales au profit de la filière des agrocarburants : malheureusement, ni la santé des agriculteurs en proie aux dangers des pesticides, ni la défense des petites exploitations, ni les enjeux de sauvegarde de l’environnement ne pèsent face aux lobbies industriels. Ce gouvernement qui excelle dans l’art de la démolition cible ses coups de massue et épargne toujours les plus puissants.
 
Le Parti Socialiste condamne ce recul inadmissible des aides à l’agriculture biologique, et rappelle au gouvernement les engagements qu’il avait pris lors du Grenelle de l’environnement.

Agriculture-Pêche
Agriculture : La Droite sabre les coopératives agricoles
Jeudi 9 décembre 2010

agriculture-021Le 6 décembre la majorité, appuyée par le Gouvernement, a sonné la fin de l’exception fiscale des coopératives agricoles.

Les sénateurs UMP ont en effet adopté un amendement  substituant à l’actuelle demi-base de la contribution foncière des entreprises coopératives dans la contribution économique territoriale (remplaçante de feu la  taxe professionnelle) une base entière. Une telle décision montre le cynisme absolu et l’incompétence  du gouvernement en pleine panique budgétaire.
 
Après avoir multiplié les cadeaux aux plus favorisés, il avait été décidé de réformer rapidement la taxe professionnelle afin de redonner de la compétitivité aux entreprises trop taxées. Menée sans concertation, cette réforme s’avère désormais extrêmement coûteuse pour le budget de la Nation et pour les entreprises de main d’œuvre. Pour parfaire le désastre, le gouvernement sape donc l’instrument principal de la puissance des agriculteurs français  en taxant les coopératives agricoles.

Au lendemain d’un discours du Président de la République appelant à la régulation et au soutien de notre agriculture, c’est à un sabordage volontaire de la compétitivité de notre agriculture que nous assistons.

Le Parti socialiste redoute un avenir très sombre pour le secteur coopératif si une telle mesure devait être maintenue. Il s’inquiète également du signal ainsi adressé à  la Commission européenne d’un abandon du soutien de la France à son modèle coopératif, déjà sévèrement attaqué par les services de la Commission. Le Parti Socialiste appelle donc les parlementaires membres de la Commission Mixte Paritaire chargée d’examiner cet amendement le 13 décembre à ne pas sacrifier l’économie agricole aux marchés, en supprimant cet amendement.