ok
En campagne-Election
Grand rassemblement avec François Hollande : Tous au Zénith !
Lundi 13 février 2012

francois-hollande-meeting-15-fevrier-avec-laurent-fabius-les-luttes-aux-rendez-vous-zenith-rouenUn Meeting populaire qui nous rassemble ! Le comité départemental pour l’élection de François Hollande est à pied d’oeuvre pour irriguer notre département des documents qui servent à expliquer et convaincre autour du projet de notre candidat.

Avec nos partenaires de gauche, le Parti Radical de Gauche, ce comité se réunit et structure la déclinaison seinomarine de la campagne nationale qui passera par le Grand Rassemblement du Zénith de ROUEN le Mercredi 15 Février prochain à 18 Heures.

L’accueil à ce meeting a été prévu pour que personne ne soit lésé et ne reste dehors, une solution d’accueil en parallèle est prête en cas de très grande foule. Ce sera un des grands temps forts de la campagne auquel François Hollande, les socialistes et les radicaux vous convient.

Le 15 Février les luttes seront à ce rendez-vous car le Changement ? C’est maintenant !

Interview des animateurs de campagne : Michel Souhaité (PS), Alain Leconte (PRG) et Charlotte Goujon (PS)

Faites campagne, inscrivez-vous sur TOUSHOLLANDE !

En campagne-Election
Scandaleux : Emplois, sites ... l'Etat "détourné" pour Sarkozy
Lundi 30 janvier 2012

site-detat-outre-mer-contre-francois-hollandeLe secrétaire national à la communication, David Assouline, a dénoncé « la confusion des genres et l’emploi des moyens de l’Etat » au profit du candidat sortant, qui « a franchi un nouveau cap » ce week-end. Le PS dénonce, en effet, l’utilisation chaque jour plus importante des moyens de l’Etat au service du président-candidat sortant.

Le PS avait déjà dénoncé les déplacements de campagnes organisés avec les moyens de l’Etat, l’utilisation du site Internet de l’Elysée pour promouvoir la page Facebook personnelle du candidat de l’UMP.

Ce week-end, la confusion des genres et l’emploi des moyens de l’Etat au service d’un parti a franchi un nouveau cap. Aussi bien dans les ministères qu’à l’Elysée, le candidat sortant organise sa campagne avec des moyens publics. La confiscation de 6 canaux pour diffuser son interview de campagne électorale en fut la triste conclusion dimanche soir.

Ce dimanche, lemonde.fr a ainsi révélé qu’à l’Elysée « une douzaine de personnes », rémunérées par les Français, travaillent déjà à la campagne numérique du candidat sortant.

Vendredi, le ministère de l’Outre-mer, censé représenter les Français dans leur ensemble, et incarner l’impartialité de l’Etat, s’en est pris directement sur son site avec virulence aux propositions de François Hollande. (semble retiré depuis mais le fac similé fait foi …)

Cette propagance incessante est contraire au code électoral : il est interdit aux personnes morales, à l’Etat comme aux collectivités publiques, de contribuer directement ou indirectement sous forme de service à la campagne d’un candidat.

Aussi bien à l’Elysée que les ministères devraient prendre l’engagement de cesser d’utiliser les deniers de l’Etat pour mener une campagne cachée.

Si ces abus ne cessent pas immédiatement, le PS saisira la commission nationale des comptes de campagne. Le PS demande solennellement au candidat sortant d’arrêter de confondre les caisses de l’Etat avec celles de son parti. Le PS demande solennellement que soit mis fin à ces abus et à cette confusion des genres et des pouvoirs.

En campagne-Election
Martine Aubry : La vérité ? Un Président perdu, sans cap ...
Lundi 30 janvier 2012

martine-aubry-president-sans-cap-et-sans-ambitionsAnomalie démocratique
Martine Aubry a fait référence à la sur-représensation médiatique du président de la République, qui a «convoqué toutes les chaînes de télévision» dimanche soir «à 80 jours d’une élection auquelle il ne veut pas dire qu’il est candidat». Un passage qui a étonné les médias étrangers, a également indiqué la Première secrétaire.
 
Augmentation de la TVA : une erreur économique
La TVA Sarkozy c’est à la fois une erreur économique profonde et une injustice sociale, a déclaré Martine Aubry qui a jugé «étonnant» de faire baisser les cotisations salariales payées par les employeurs et de les faire financer par une augmentation de la TVA, payée par l’ensemble des citoyens. «La vérité» : «c’est un véritable transfert de charges des entreprises vers les ménages».

Martine Aubry a rappelé que le président sortant s’était prononcé contre une hausse de la TVA [clic] en octobre dernier.
 
Voir les contradictions de la droite sur la «TVA sociale : [clic]


Martine Aubry: un président sans cap ! 

La vraie compétitivité que propose François Hollande
Sarkozy a considéré que le coût du travail était le véritable problème de la compétitivité de la France. Sachant que la productivité de l’heure de travail en France est déjà 20% supérieure à l’Allemagne, c’est-à-dire que les Français sont plus compétitifs, la vraie compétitivité c’est ce que propose François Hollande. «François Hollande propose un pacte productif», a rappelé Martine Aubry en misant sur l’innovation et la recherche, en modifiant le crédit impôt-recherche pour qu’il aille aussi vers les PME. C’est la finance au service des entreprises, c’est drainer l’épargne des français vers l’industrie via le livret épargne-industrie et le doublement du livret A. C’est une fiscalité qui favorise les PME, et qui favorise les entreprises qui investissent en France. Enfin, la compétitivité c’est la qualification des salariés.
 
Droit du travail
Le vrai projet de Sarkozy c’est «un troisième plan d’austérité», auquel il ajoute «une modification du droit du travail», avec des soi-disant accords de compétitivité-emploi qui sont en vérité des accords de précarité et de baisse des salaires. «La vérité c’est qu’on veut faire en sorte qu’un accord d’entreprise puisse défaire des éléments qui relèvent de la loi».
 
Logement
Les propositions de Sarkozy étaient «improvisées» et elles étaient «contraires à tout ce qu’il avait pu faire depuis le début de son mandat». Le président sortant a indiqué vouloir «augmenter de 30% le coefficient d’occupation des sols». Ce sont les maires et les présidents de communautés urbaines qui ont le pouvoir de fixer dans des documents d’urbanisme ces coefficients d’occupation des sols et qui peuvent déjà augmenter le coefficient, a rappelé la Première secrétaire du PS.
 
Sarkozy a également réduit de plus de moitié les aides au logement de 800 millions à 300 millions d’euros, et celui-ci a ponctionné 245 millions d’euros aux HLM ces trois dernières années.
 
Sur les réponses aux problèmes du logement, Martine Aubry a énuméré les propositions de François Hollande : [clic]
- bloquer les loyers à la relocation.
- construire plus de logements avec l’aide de l’Etat qui donnerait les terrains disponibles aux collectivités locales qui réalisent des logements.
- des logements mixtes avec le passage de 20 à 25% de logements sociaux dans une commune et la multiplication par cinq des pénalités lorsque ceci n’est pas réalisé.
- faire en sorte que pour chaque programme : il y ait 1/3 de logements privés, 1/3 de logements privés en accession sociale et 1/3 de logements sociaux.
 
Ce que propose Sarkozy c’est «l’austérité et la précarité» pour toujours …
«Le vrai courage c’est ce que propose François Hollande», a conclu la Première secrétaire, «François Hollande veut s’attaquer aux responsables de la crise, (…) il veut réduire la dette et les déficits en France, 29 milliards sont consacrés à cet objectif, mais sans croissance nous n’y arriverons pas, c’est pourquoi nous voulons relancer de manière ciblée la croissance».
 
Le site de François Hollande [clic]
 
«Hier, nous avons vu un président sans cap, sans solution, si ce n’est continuer à faire payer les catégories les moins privilégiées». «L’austérité et la précarité, voilà ce que nous propose Nicolas Sarkozy». A l’inverse, «le redressement et la justice, voilà ce que propose François Hollande», a déclaré Martine Aubry.

Extremisme
Le Pen : le prix du gloubi-boulga économico-démagogique !
Mercredi 18 janvier 2012

canal-plus-lapix-lepen-economie-bidon-taxeCi-dessous en vidéo, une grande leçon de démonstration économique “bidon” de la part de la candidate Le Pen. Anne-Sophie Lapix (Canal +) ne s’était sûrement pas imaginée un jour en mentor anti-Lepen mais la force des choses l’a spontanément amenée à ne pas capituler en route.

La journaliste relève un petit chiffre et tout le Lepenisme économique (si tant est quil en existe un …) s’effondre. Pugnacité et professionnalisme font le reste pour connaître les fondements d’une proposition anodine au départ mais dont l’explication laisse la candidate Le Pen ridicule. Laminée et tellement brouillonne … on a peine à croire qu’elle pourrait diriger un jour quoi que ce soit …

L’incompétence fait froid dans le dos au regard des chiffres électoraux que lui accorderaient celles et ceux qui auraient à souffrir fortement de cette politique basée sur du vent, quelques billevesées et beaucoup de mensonges. C’est surtout une surenchère permanente dans la démagogie, ridicule et inutile, qui semble démasquée tout simplement. Le problème, avec les faux visionnaires, c’est que leurs vessies remplacent souvent leurs lanternes et que leur audace ferait passer leurs idées bancales et dangereuses pour des innovations surprenantes …

Pire, la mode du “suivisme” frappe aussi les rangs d’une droite dite ”républicaine“ où, même en responsabilité, certain(e)s empruntent de plus en plus souvent les mêmes voies improbables, aussi grossières car faites de déclarations édifiantes et de fausses-vraies solutions inventées pour aimanter des voix.

LePen influençait les cerveaux qu’on disait “lepénisés”, sa fille semble faire - malheureusement - école. Une école des cancres portée par la soif sondagière, le goût du sensationnel et l’appétit des petites phrases et petits slogans qui rythment l’arnaque politique au quotidien. Au final, déceptions, votes refuges et sous influence voire une issue à gauche qui parfois manque de voix …

En avril 2012, ne nous laissons pas “anesthésier”, votons pour un changement de cap ! Votons dès le 22 avril pour François Hollande.

En campagne-Election
François Hollande : le Changement c'est maintenant !
Mardi 3 janvier 2012

liberation-francois-hollande-changement-francaisDans un article à l’adresse des Français, publié dans le journal Libération, François Hollande, candidat socialiste et radical à l’élection des 22 avril et 6 mai prochains, donne sa vision de la situation de la France. La gauche est en route, le changement est en marche. Le candidat de la Gauche inquiète les rangs d’en face. Pour preuve le bal des colibets de bas niveau et le secours du Medef à la Droite déboussolée et sans bilan. En voici , le texte intégral :

Je suis candidat à l’élection présidentielle pour redonner à la France l’espoir qu’elle a perdu depuis trop d’années. Les Français souffrent. Ils souffrent dans leurs vies : le chômage est au plus haut parce que la croissance est au plus bas ; la hausse des prix et des taxes ampute leur pouvoir d’achat ; l’insécurité est partout ; leurs emplois s’en vont au gré des fermetures d’usines et des délocalisations industrielles ; l’école, l’hôpital sont attaqués et n’assurent plus l’égalité entre citoyens ; l’avenir semble bouché pour eux et pour leurs enfants ; la jeunesse se désespère d’être maintenue en lisière de la société. Les Français souffrent aussi dans leur âme collective : la République leur paraît méprisée dans ses valeurs comme dans le fonctionnement de ses institutions, le pacte social qui les unit est attaqué, le rayonnement de leur pays est atteint et ils voient avec colère la France abaissée, affaiblie, abîmée, «dégradée».

La dépression économique est là, l’angoisse sociale est partout, la confiance nulle part. J’affirme avec netteté où se situent les responsabilités. Certes, depuis 2008, il y a la crise. Elle est le produit de la mondialisation débridée, de l’arrogance et de la cupidité des élites financières, du libéralisme effréné, sans oublier l’incapacité des dirigeants européens à dominer la spéculation. Il y a surtout les politiques injustes et stériles menées depuis dix ans, les fautes économiques et morales de ce dernier quinquennat. Il y a donc la responsabilité personnelle de celui qui est au sommet de l’Etat depuis cinq ans.

Un mandat se juge sur ses résultats, une politique sur sa cohérence, un caractère sur sa constance. Comme les choses seraient faciles si l’échec devenait une excuse, si l’expérience - même malheureuse - devenait une justification opportune de poursuivre et l’abandon des promesses, une preuve de courage ! Et pourtant, telle est l’ultime contorsion tentée par le président sortant : incapable de trouver une issue à la crise de la zone euro après seize «sommets de la dernière chance» en à peine deux ans, il voudrait qu’on lui laisse encore le temps d’y porter remède, sans qu’il nous indique - hormis la rédaction d’un nouveau traité européen - ce qui serait de nature à le voir réussir là où il a échoué. Impuissant face à la montée du chômage, le voilà qui convoque une ultime réunion avec les partenaires sociaux pour nous dire qu’il faut traiter avec plus de considération les demandeurs d’emploi. Indifférent aux creusements des inégalités après avoir multiplié les indulgences aux plus fortunés, il annonce, comme pour retrouver une soudaine vertu, qu’il taxera les transactions financières sans nous préciser quand - et comment le pourrait-il dès lors que la décision lui échappe dans son exécution ?

La mystification est grossière. Je ne la sous-estime pourtant pas. Une campagne électorale est un moment particulier, où bien des choses peuvent être dites, bien des mensonges proférés, bien des paradoxes présentés comme des vérités de bon sens. J’entends déjà les lieutenants paniqués de Nicolas Sarkozy prétendre que dans la tempête il ne serait pas sage de changer le capitaine. Ce qui prête à sourire quand le navire s’est échoué. Et bientôt, il ne lui restera plus qu’à proclamer qu’il a changé, que les événements l’ont changé, que la fonction l’a changé, que l’échec l’a changé… Posons d’ores et déjà la bonne question à ce sujet : plutôt que de reconduire un président qui aurait tellement changé, pourquoi ne pas changer de président, tout simplement ?

C’est cette responsabilité qui m’incombe. Celle de permettre le changement. Un vrai changement. Ce n’est pas ici le lieu d’analyser ce qu’aura été ce quinquennat. Disons simplement que ces cinq années auront été la présidence de la parole et, lui, le président des privilégiés. Voilà la page que je veux tourner. Je mesure la difficulté de la tâche qui m’attend si vous m’accordez votre confiance. Le redressement de nos comptes publics comme celui de notre appareil productif sera long. La reconquête de notre souveraineté financière exigera des efforts considérables et surtout de la justice. Le retour de la confiance appellera une politique qui mobilisera les Français autour de l’avenir : l’éducation, la recherche, la culture, la transition énergétique et écologique.

Je sais aussi nos atouts. Nous sommes un grand pays disposant d’immenses savoir-faire, de remarquables entreprises, d’une recherche féconde, de services publics de grande qualité, d’une démographie dynamique, d’une épargne abondante, d’un attachement profond aux valeurs de la République. Nos ouvriers, nos techniciens, nos ingénieurs, nos chercheurs, nos savants, nos fonctionnaires sont parmi les meilleurs du monde. La productivité de notre travail est une des plus élevées de toutes les économies développées. Notre vie intellectuelle et artistique demeure une des plus riches et suscite toujours l’admiration des peuples.

Cent dix jours nous séparent du premier tour de l’élection présidentielle. Ce scrutin interviendra dans un contexte que rarement notre pays aura connu depuis le début de la Ve République. La France a pourtant traversé bien des épreuves en un demi-siècle : des crises économiques, de graves mouvements sociaux, de véritables ruptures civiques aussi. Mais en 2012 le choix que vous aurez à faire sera décisif. Décisif, il le sera pour vous, pour vos enfants, pour l’avenir de votre patrie, pour l’Europe aussi, qui attend et espère entendre à nouveau la voix de la France, une France dont elle a besoin pour retrouver un projet et un destin.

Pour la première fois depuis longtemps dans notre histoire nationale, ce choix dépassera, et de loin, les seules questions politiques et partisanes. Comme en 1981, comme en 1958, ce qui est en jeu dans cette élection et dans le choix que feront les Français, c’est plus que la seule élection d’un président, plus que la désignation d’une majorité, plus que l’orientation d’une politique : c’est l’indispensable redressement de la Nation. Ce redressement est possible. Pour le réussir, quatre principes m’inspireront.

La vérité : je ne serai pas le président qui viendra devant vous six mois après son élection pour vous annoncer qu’il doit changer de cap, qui reniera ses promesses faisant mine de découvrir que les caisses sont vides. Les Français sont lucides, ils savent que nous aurons besoin de temps, qu’il faudra faire des efforts à condition qu’ils soient partagés ; mais ils préfèrent des engagements forts sur l’essentiel à un catalogue de propositions.

La volonté : il en faudra pour rétablir les comptes publics, pour relancer la croissance, pour soutenir les emplois. Il en faudra pour redonner confiance aux entrepreneurs, aux salariés, aux fonctionnaires, aux chercheurs. Il en faudra pour réduire les inégalités, répartir différemment les richesses. Il en faudra aussi pour réussir la transition énergétique. Il en faudra surtout pour maîtriser la finance.

La justice : la justice, c’est un impôt équitablement réparti selon les capacités de chacun. La justice, c’est une société qui ne tolère aucun privilège. La justice, c’est ne reconnaître que la seule valeur du mérite. La justice, c’est une école qui accorde la même attention à chaque enfant. La justice, ce sont des soins accessibles à tous. La justice, c’est de pouvoir vivre de son travail. La justice, c’est pouvoir profiter d’un vrai repos après des années de labeur. La justice, c’est vivre en paix et en sécurité partout. La justice, c’est une société qui fait sa place à sa jeunesse.

L’espérance : je veux retrouver le rêve français. Celui qui permet à la génération qui vient de mieux vivre que la nôtre. Celui qui transmet le flambeau du progrès à la jeunesse impatiente, celui qui donne à la Nation sa fierté d’avancer, de dépasser ses intérêts et ses catégories d’âge et de classes pour se donner un destin commun, qui nous élève et nous rassemble. Cette espérance n’est pas vaine. Elle est le fil qui renoue le récit républicain.

Je sais que beaucoup d’entre vous se demandent si notre pays a encore le choix de son destin ou s’il est condamné à appliquer un programme décidé ailleurs ou dicté par les marchés financiers. Beaucoup doutent de notre capacité collective à décider de notre avenir, et de notre liberté de nous mettre en mouvement selon nos valeurs et notre modèle social. Beaucoup s’interrogent sur la réalité de notre souveraineté. A tous ces Français, je veux dire : oui, nous pouvons, même dans une économie mondialisée, maîtriser notre destin. Nous le pouvons en comptant d’abord sur nos propres forces, et en agissant au niveau de l’Europe, à condition que celle-ci soit réorientée. Ce sera une des responsabilités principales du prochain chef de l’Etat. Nous sommes capables de nous dépasser chaque fois que nous nous mobilisons sur une cause qui nous rend fiers. La France est un grand peuple, capable du meilleur s’il retrouve la confiance en lui, la confiance en l’Etat et en celui qui l’incarne.

Je veux aussi combattre ce scepticisme qui mine la démocratie, lever ce doute qui ronge les esprits quant à notre capacité à vivre ensemble. Je veux rappeler que la gauche et la droite, ce n’est pas la même chose. Il peut y avoir des défis incontournables. Il n’y a jamais une seule politique possible pour les relever. Le prétendre est un leurre ; pire, un mensonge. L’élection présidentielle qui vient sera le moment de la confrontation démocratique, celles des idées, des projets, des visions de la France et de l’Europe, des femmes et des hommes aussi. Je n’ignore rien des tentations d’électeurs souvent issus des classes populaires pour l’extrême droite. Ma campagne sera aussi tournée vers eux. Je leur parlerai net. J’entends leur colère et leur désarroi. Et je leur démontrerai que l’extrémisme, outre qu’il n’apporterait aucune solution à leurs difficultés, n’est pas digne des valeurs de notre pays. Plus que l’irréalisme des positions économiques du Front national ou l’illusion d’un repli derrière des barrières devenues des barbelés, c’est la violence sociale et la vindicte ethniciste qui menaceraient la République. C’est un des enjeux de ce scrutin.

Enfin, je respecte profondément toutes les candidatures de la gauche comme celle des écologistes. Elles peuvent marquer des orientations, affirmer des exigences, ouvrir des alternatives, susciter des débats, mais ce n’est pas faire preuve d’une quelconque prétention hégémonique que de penser qu’il sera difficile pour l’une d’entre elles d’être présente au second tour. Dès lors, il me revient d’incarner l’alternance et de permettre le changement. Rien n’est acquis. Beaucoup va dépendre de la gauche, de son esprit de responsabilité, de son courage, de sa cohérence, de son audace. Mais aussi de la force de ma propre candidature. J’aurai à affronter la droite accrochée à son pouvoir et liée aux puissances de l’argent, je resterai proche de vous pour porter une grande ambition collective : celle de renouer avec l’esprit de justice et l’idée de progrès.

Comme il y a trente et un ans, avec François Mitterrand, si nous savons nous en montrer dignes c’est vers nous que les Français vont se tourner le printemps prochain. C’est vers moi qu’ils porteront leurs suffrages et leur confiance, c’est à moi qu’ils confieront la responsabilité de diriger le pays. J’y suis prêt.