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Democratie-Institutions
Bettencourt-gate : Ca suffit comme ça !
Lundi 6 septembre 2010

ps-bettencourt-gate-woerth-medaille-de-maistre-scandale-ps76-blog76Alors qu’il faudrait un interlocuteur pointu sur le délicat problème des retraites, celui désigné par Sarkozy et Fillon pour mener à bien leur funeste politique, le Ministre du Travail Woerth, est englué jusqu’au cou par l’affaire Bettencourt. Il faut que cela cesse.

La majorité peut hurler au scandale et autre lapidation, dire qu’on s’en prend violemment à l’un des siens, il n’empêche, ce ne sont ni les responsables socialistes ni les syndicats qui l’ont mis dans ce triste foutoir.

Il disait à peine connaître le gestionnaire de fortune des Bettencourt, Patrice de Maistre, alors que ce dernier a embauché son épouse Florence Woerth au sein de sa société Clymène et financé l’UMP qu’il représentait lorsqu’ils se fréquentaient. Il niait être intervenu pour une médaille même s’il “aurait” donné un avis positif au cas où il “aurait” été sollicité, or on a retrouvé son courrier réclamant cette médaille auprès de Sarkozy. Il l’”aurait” fait sans s’en rappeler (sic!) en tant que député sauf qu’il était trésorier du parti pour lequel De Maistre a rabattu des fonds… Woerth s’enfonce de semaine en semaine …

Au fond, ces deux hommes ne se connaissaient pas mais l’un à embauché la femme de l’autre et financé son parti tandis que l’autre lui obtenait une médaille… On y croit !

Le Ministre - récemment ex-trésorier de l’UMP  car remplacé il y a peu par un ex-Loréal (on a le sens de l’humour à l’UMP !) - a beau gesticuler : le mensonge transpire à tous les étages bien qu’il s’en défende.

Et cela le disqualifie pour porter la réforme devant le Parlement et devant les Français. Ce Bettencourt-gate doit cesser. De nombreuses voix, y compris dans son parti, le réclament. Woerth doit laisser sa place et affronter la justice qui démèlera cette affaire. La France, elle, doit affronter la tourmente libérale et liberticide lancée par Sarkozy. Rendez-vous le 7 septembre pour commencer à refluer ces pratiques.

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Sarko Bilan
Sarkozy : Dorénavant, tout sera comme d'habitude !
Mardi 13 juillet 2010

ps-sarkozy-show-tf1-autosatisfaction-moi-president-du-pouvoir-dachat-ps76-blog76De mieux en mieux. Sarkozy n’est pas sourd aux attentes des Français, exprimées dans les urnes et dans la rue, il n’est pas en situation d’échec ni au coeur d’imbroglios créés par ses propres troupes. Non, il est victime d’un complot. Rien ne marche parce que la gauche complote mon pauvre monsieur !

Le candidat de l’ère “bling-bling“, du ”Fouquet’s“, du “yacht de Bolloré” et des ballades amoureuses chez Disney a laissé la place à un Sarkozy aseptisé qui a “tout fait” même si rien est appliqué depuis 2007 ! Le clan se pavane dans la luxure ou tente de placer ses progénitures, les affaires sont plus nombreuses que les bonnes lois et les solutions aussi rares que l’humilité présidentielle …

Mais ce qui ne va pas, en Sarkozie, c’est la critique, les décisions anciennes, le complot permanent concocté par ceux qui n’y connaissent rien, qui ne pensent pas aux vrais problèmes quand lui agit dans l’intérêt du pays. On croit rêver. Même poudre de Perlinpinpin : “Dorénavant tout sera comme d’habitude ! Circulez, y’a toujours rien à voir !

Martine Aubry affirme que le chef de l’Etat n’a pas répondu aux questions soulevées par l’affaire Bettencourt et s’est contenté de répéter ce que d’autres ont dit avant lui.

Selon la Première secrétaire du PS : “On continue comme avant, l’auto-persuasion. Le président a parlé de calomnie. On a presque l’impression qu’il est au cœur d’un complot», a dit agacée Martine Aubry, pour qui «le chef de l’Etat a plus parlé de lui que des Français». Elle relève qu’il a reconnu un «conflit d’intérêt», en «conseillant» au ministre du Travail Eric Woerth d’abandonner ses fonctions de trésorier de l’UMP.

Pour Benoît Hamon, porte-parole du PS, «le chef de l’Etat est le principal obstacle à l’éclatement de la vérité» sur l’affaire Woerth. Le président de la République «répète en boucle des formules qui exaspèrent. Selon lui, l’affaire Bettencourt est le résultat d’un complot des adversaires de la réforme des retraites. C’est grotesque».

L’ensemble de la gauche a noté combien Sarkozy a «feint d’ignorer la crise profonde et morale que traverse notre République» et que sa réponse est “C’est pas ma faute sinon tout va très bien, Madame la marquise !». «Cette République du népotisme et des amitiés partisanes n’est pas celle de ceux qui, au quotidien, connaissent la crise et les difficultés sociales» ont même dénoncé des responsables de gauche.

Bref, déjà vu, déjà entendu et ne produisant rien, un bon vieux Sarkoshow par le pyromane devenu pompier …

A revoir sans modération “Ensemble tout devient raté” :

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En campagne-Election
Législatives : La gauche unie victorieuse !
Lundi 12 juillet 2010

ps-aubry-poursinoff-duflot-rambouillet-legislatives-ps76-blog76C’est pas tout à fait une coupe du Monde mais la gauche unie - avec le soutien des socialistes qui ont accompagné la candidature d’Anny Poursinoff, candidate de rassemblement de la gauche aux législatives dans la 10ème circonscription des Yvelines à Rambouillet - a gagné son pari sur la droite.

Elle a été élue au second tour dimanche 11 juillet avec 51,72% des voix devant le candidat UMP sortant Jean-Frédéric Poisson qui récolte 48,28 % des voix. C’est une victoire historique, dans cette circonscription très ancrée à droite et ancien fief de Christine Boutin qui affirmait cette semaine, que son ”affaire” de mission surpayée n’avait pas “impactée le résultat de la Droite” (du 1er tour, NDLR).

Certes, elle ne l’a pas impacté. Elle l’a pulvérisé.

Mme Boutin a la mission chère mais l’analyse courte : Anny Poursinoff avait perdu d’une voix, elle gagne de 1.000 voix cette fois-ci, c’est dire le message clair adressé à Sarkozy, à ses chargées de mission inconvenantes en période de crise et à ses ministres exempts de rigueur !
 
Martine Aubry, la première secrétaire du PS, a félicité Anny Poursinoff pour sa victoire,  et en a tiré l’enseignement que «la gauche doit continuer dans la voie du rassemblement qui a permis de l’emporter lors de ce scrutin».  Elle a remercié les militants des différents partis qui « ont su additionner leurs talents, pour la cause d’une politique, qui met l’humain et son environnement au cœur de ses préoccupations».

Anny Poursinoff sera la 4ème députée écologiste à rejoindre l’Assemblée au sein du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR), groupe qui réunit des élus communistes, des Verts, du Parti de gauche et divers gauche. Le PS lui adresse toutes ses félicitations.

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Democratie-Institutions
PS : Rétablir les règles de la République (L.Jospin)
Samedi 3 juillet 2010

Invité d’Europe 1 -  le 1er Juillet- Lionel Jospin a rétablit la vérité face aux propos de Christian Estrosi (ministre chargé de l’Industrie qui avait accusé l’ancien Premier ministre, la veille, d’avoir cumulé son poste de premier secrétaire du PS et de membre du gouvernement pour «créer une idée d’équivalence» entre la droite et la gauche).
 
Lionel Jospin a affirmé que cela n’avait pas été le cas en rappelant que lorsqu’il avait été nommé Premier ministre en 1997, il avait abandonné six mois plus tard (le temps que les militants votent) son poste de premier secrétaire. Il a assuré en outre que «depuis 30 ans un membre du PS n’a pas été trésorier et membre du gouvernement».

Evidemment, cela n’est pas le cas à Doite où le président de la république n’hésite à assister aux réunions de l’UMP, parti qui confie le Ministère du Budget à son trésorier (Woerth) et celui la fonction ministérielle de “charcutage électoral” à son chargé des élections (Marleix) …

L’ancien Premier ministre a estimé qu’il fallait «éviter» le «mélange des relations privées et des rapports publics» à propos de la mise en cause d’Eric Woerth dans l’affaire Bettencourt, conseillant de «rétablir des règles saines». Il a expliqué que durant «les cinq années» pendant lesquelles il a dirigé le gouvernement, il avait été «attentif aux grandes entreprises du pays» et avait «défendu leurs intérêts au sens large»…

«Je rencontrais des patrons pour parler de leur secteur, entourés de mes collaborateurs. Je les emmenais dans mes voyages à l’étranger pour qu’ils puissent défendre les marchés et les intérêts français, mais jamais, en cinq ans, je n’ai passé un week-end ou j’ai eu un déjeuner ou un dîner privé en tête-à-tête avec un grand patron»…
 
«Situation presque incestueuse»
 
«Et ce qui provoque les problèmes d’aujourd’hui, c’est le mélange des relations privées - de gens qui dînent ensemble, chassent ensemble, font des croisières ensemble - et de rapports publics. C’est ça qu’il faut éviter. Il faut rétablir des règles saines dans la République».

Pour lui, les affaires actuelles s’expliquent par le fait qu’il y a «entre les dirigeants d’aujourd’hui, le président et les membres du gouvernement une proximité trop grande entre le pouvoir politique et le pouvoir de l’argent»… «On est dans une situation presque incestueuse», a-t-il ajouté.

A propos de M. Woerth, il a jugé que «parmi les incompatibilités», il était «clair qu’un ministre du Budget ne doit pas souhaiter que sa femme soit dans la société de gestion du patrimoine de la première fortune de France».

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Economie-Entreprise
Finances : La droite, c'est la dette !
Vendredi 2 juillet 2010

Depuis 2003 et le gouvernement Raffarin, la dette publique ne cesse de se creuser. Un nouveau palier a été franchi en 2007 avec l’élection de Sarkozy et la mise en œuvre de nouvelles mesures fiscales, injustes et très coûteuses.

La politique fiscale et budgétaire menée par la droite porte une responsabilité écrasante dans l’explosion de la dette, qui avait commencé bien avant la crise de 2008. En réduisant les recettes publiques dans des proportions alarmantes, en étant incapables de renforcer la croissance, les politiques fiscales entreprises depuis 2003, et encore plus depuis 2007, ont des conséquences catastrophiques pour les Français.

Démantèlement du système de protection sociale et des services publics, redistribution des revenus à rebours, effets macroéconomiques désastreux et véritable politique de purge budgétaire, les Français paient la facture des cadeaux fiscaux aux plus aisés.

Depuis 2003 et le gouvernement de Raffarin, les politiques budgétaires et fiscales menées par la droite ont provoqué une envolée des déficits et de la dette publique. Loin de stimuler la croissance et les rentrées fiscales, les mesures adoptées ont réduit les recettes, aboutissant à un creusement la dette de l’Etat alors que les collectivités locales ont pris en charge son désengagement croissant, sans déséquilibrer leurs comptes.

Une dette croissante depuis 2003

Depuis 2003, la dette publique ne cesse de s’accroître alors que le gouvernement de Lionel Jospin était parvenu a la faire reculer durablement en pourcentage du PIB. Elle s’envole à partir de 2007. Malgré une croissance supérieure à 2% par an entre 2004 et 2007, les gouvernements de droite ne sont pas parvenus à réduire l’endettement, au contraire.

La dette publique s’établit au quatrième trimestre 2009 à 1489 milliards d’euros, soit l’équivalent de 77,6% du PIB (10 points de plus en un an), alors qu’elle était sous la barre des 60% en 2002 (58,8%).

Le résultat de huit ans de gouvernement de droite : une augmentation de la dette de près de 65% !

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