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Ecole-Université
Rentrée scolaire : Dur, dur d'être écolier ...
Vendredi 3 septembre 2010

ps-rentree-scolaire-education-rentree-2010-classes-ps76-blog76Alors que 12 millions d’élèves ont pris le chemin des salles de classes, la rentrée scolaire 2010 s’annonce catastrophique. Les effets nocifs des mesures gouvernementales se conjuguent au détriment des élèves, des familles et des enseignants : nouvelles suppressions de postes, suppression de la formation pratique des enseignants, suppression de la carte scolaire et réforme du lycée.

Depuis 2008, ce sont 40000 postes qui ont été supprimés. La droite s’attaque désormais aux missions essentielles de l’Ecole, avec autant de cynisme que de détermination, privant les équipes éducatives des moyens de faire réussir tous les élèves et de lutter efficacement contre l’échec scolaire. Luc Châtel a ainsi réclamé de ses services une augmentation des effectifs dans chaque classe, une diminution de la scolarisation des enfants âgés de deux ans en maternelle – alors que l’on sait que cette scolarisation est l’un des principaux leviers de la réduction des inégalités scolaires – et la suppression des Rased, ces enseignants spécialisés dans la lutte contre l’échec scolaire.

Les déclarations à l’emporte pièce du ministre sur l’autorité, qui foulent au pied les principes d’individualisation et de rôle éducatif des sanctions, ne masquent pas la sombre réalité : l’encadrement diminue drastiquement. Le nombre de Conseillers principaux d’éducation (CPE) recrutés ne cesse de décroître (600 en 2002, 400 en 2005, 250 prévu en 2010) et le nombre d’assistants d’éducation reste très insuffisant. Les effectifs du personnel surveillant ont été presque divisés par deux depuis 2004.

L’école manque de Conseillers d’Orientations Psychologues, d’éducateurs spécialisés, d’assistantes sociales, d’infirmières… Ce sont les plus fragiles qui souffrent de cette situation : cette année encore, le gouvernement se montre incapable d’offrir une solution de scolarisation à plus de 13000 enfants en situation de handicap.

Cette rentrée sera aussi marquée par l’arrivée dans les salles de classes de nouveaux professeurs, affectés à plein temps, sans aucune formation pratique. Dans plus d’une dizaine d’académies, leur accompagnement par des professeurs expérimentés n’est même pas assuré, pas davantage que leur remplacement, quand ils seront en formation. Les parents, qui ont demandé sans relâche l’an passé que les remplacements des professeurs absents soient assurés par du personnel compétent et formé n’ont pas été entendus.

Cette année, les familles devront assumer les coûts de l’impéritie gouvernement et de la précipitation dans laquelle ont été préparés les nouveaux programmes du lycée. La moitié des élèves de seconde n’auront pas de manuels à la rentrée. Le coût du renouvellement de l’ensemble des livres scolaires – plus de 200 euros – sera à la charge des familles. 

Les acteurs de la communauté éducative n’ont été entendus ni sur la question de la violence (le gouvernement ayant refusé de prendre en considération les conclusions des Etats généraux sur la sécurité), ni sur la formation, ni sur la nécessaire revalorisation des métiers de l’enseignement, ni sur les rythmes scolaires.

Le PS sera aux cotés des enseignants, des élèves et de leurs parents pour défendre le service public d’éducation. Il mettra toutes ses forces dans la reconstruction d’un modèle éducatif ambitieux et juste et proposera dans les semaines à venir un nouveau pacte entre notre pays et son école.

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Ecole-Université
Education : La Droite s'est sucrée. La rentrée sera salée...
Mercredi 25 août 2010

ps-rentree-scolaire-prix-hausse-cartable-ps76-blog76Cette année encore les étudiants de France vont avoir la désagréable surprise de voir une série de frais liés à la rentrée universitaire grimper en flèche. Il ne faudra pas cette année non plus trop espérer des parents à qui la droite vient de supprimer la possibilité de cumuler APL et demi part fiscale.

Il faudra donc faire de plus gros efforts pour les étudiants cette année : droits d’inscription, cotisation de Sécurité Sociale, restaurant universitaire et surtout logement. La rentrée 2010 devrait ainsi coûter 3.3% de plus que celle de 2009, une hausse deux fois supérieure à celle de l’inflation.

Principal facteur de cette hausse ? Les loyers +8.1% à Paris, +5.6% en Province, des logements trop chers qui pèsent lourdement dans le budget des étudiants (40% en moyenne). La cotisation de Sécu augmente elle de 1% quand les droits d’inscription eux affichent une hausse de 2.3%. En moyenne les étudiants parisiens devront donc payer leur rentrer 2569.30 euros quand les provinciaux devront eux débourser 2171.92 euros en moyenne.

Une facture salée pour les étudiants dont les principaux syndicats UNEF et FAGE dénonce l’augmentation et exigent des mesures pour la résorber : construction de logements étudiants, allocation de rentrée étudiante ou d’autonomie.

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Education-Enseignement
Formation des enseignants : 0 pointé pour le Gouvernement
Mercredi 16 juin 2010

ps-enseignant-formation-privatisation-maitres-prof-des-ecoles-ps76-blog76La réforme irresponsable de la formation des maîtres, menée à marche forcée par le gouvernement, aboutit aujourd’hui à sa privatisation.

Etre enseignant est un métier qui s’apprend. Si l’Etat n’assure pas cet apprentissage, alors d’autres s’en chargeront. D’autres, ce sont les entreprises de formation privées, qui ont bien compris tout le profit qu’elles pouvaient tirer de l’angoisse suscitée par la disparition de la formation professionnelle. 

Les lauréats du concours de Professeur des Ecoles de juin 2010 se retrouveront dès septembre face à une classe sans avoir reçu de formation pratique. Conséquence logique : des entreprises privées se pressent pour fournir aux professeurs débutants des stages de « prise en main et de gestion de la première classe ».

Les maîtres sont désormais confrontés à un choix inique et profondément inégalitaire : payer leur propre formation ou accepter de rencontrer leurs premiers élèves sans avoir bénéficié de préparation. Les professeurs débutants vont être contraints recourir à des organismes privés pour « construire leurs premières séances » ou élaborer « le programme de leurs premiers trimestres de cours ». Quels contrôles, quelles garanties pour ces entreprises qui se proposent d’offrir, au-delà de la formation initiale, un « accompagnement personnalisé » aux professeurs tout au long de l’année ?

Le Parti socialiste appelle le gouvernement à davantage de responsabilité et réclame la mise en place d’une véritable formation pour les enseignants, théorique et pratique, pour garantir aux élèves un enseignement de qualité.

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Solidarités-Libertés
Droits : La Défenseure des enfants, symbole du baillon monarchique ...
Mercredi 9 juin 2010

ps-defenseure-des-droits-des-enfants-libertes-baillon-ps76-blog76Attaquée, repêchée, puis lâchée… la tête du défenseur des enfants n’est finalement pas sauvée !

La volte-face au Sénat est pitoyable : examinant le projet de loi portant création du Défenseur des droits qui regrouperait quatre institutions indépendantes, la défenseure des enfants, le médiateur de la République, la Halde et la commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), les sénateurs avaient pourtant bien commencé en votant mercredi des amendements excluant le Défenseur des enfants de cette nouvelle création présidentielle omnipotente.

Malheureusement, triste spectacle, les sénateurs de la majorité se sont reniés jeudi (pressions du pouvoir ?) en réintroduisant la Défenseure des enfants dans le périmètre du futur Défenseur des droits. Un Défenseur qui, étant nommé par le monarque républicain comme le prévoit le texte, perd toute indépendance, ce qui était pourtant la raison d’être de ces institutions. Un non sens.

Pourquoi fallait-il à tout prix faire disparaître la Défenseure des enfants ? Son activité gênait semble-t-il… Défendre les droits des enfants en prison, les droits des enfants étrangers enfermés en centre de rétention ou encore victimes de violences, n’a pas plu au Gouvernement.

C’est ce qu’avoue, amère, Dominique Versini, ex-ministre de Raffarin, pourtant pas suspecte d’opposition frontale et que nous avions soutenu lorsqu’il était question de supprimer son poste il y a près d’un an. Avec l’enterrement d’une telle institution indépendante, la démocratie est à n’en pas douter menacée. L’avenir des enfants victimes s’assombrit.

Aussi, des questions se posent sur le rôle du futur Défenseur des droits. Quelle sera sa marge d’action, de liberté, d’impartialité ? De quels  moyens disposera t-il? Devant la tournure que prend l’affaire, on ne peut-être qu’inquiet.

Tout comme l’est, l’ancien premier ministre Lionel Jospin, à la tête du gouvernement lors de la création de la CNDS,  qui a dénoncé, dans une tribune publiée dans Le Monde “l’inacceptable régression” des libertés.

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Education-Enseignement
Education : L'élève ne compte-t-il déjà plus ?
Jeudi 3 juin 2010

ps-education-fonctionnaire-effectifs-academie-ecole-universite-ps76-blog76Les pistes évoquées par le  Gouvernement de suppressions de nouveaux postes de fonctionnaire dans l’Education Nationale sont inadmissibles et inacceptables.

Les documents communiqués aux inspecteurs d’académie par le ministère font craindre une dégradation sans précédent des conditions d’études de nos enfants et en particulier des plus fragiles d’entre eux. Rarement la chasse aux économies aura fait aussi peu de cas de l’intérêt des élèves et de toute réflexion sur les finalités de l’école.

Augmentation des effectifs de classes déjà surchargées ; diminution de la scolarisation des enfants âgés de deux ans en maternelle, alors que l’on sait que cette scolarisation est l’un des principaux leviers de la réduction des inégalités scolaires ; précarisation assumée des personnels remplaçants au moment même où de nombreux parents, se mobilisent contre les défaillances des remplacement effectués par des étudiants non formés ; et surtout, suppression totale des Rased, ces enseignants spécialisés dans la lutte contre l’échec scolaire : à qui le gouvernement veut-il faire croire que ces mesures seront sans conséquences sur « les performances globales du système éducatif » ?

Le Parti socialiste rappelle que ces « performances globales » ont déjà été sérieusement entamées par la suppression de 40 000 postes depuis 2008 et l’anéantissement de la formation professionnelle des enseignants. Comme la cour des comptes vient de le souligner, notre pays est d’ores et déjà incapable de traiter la question des difficultés et de l’échec scolaire. Le ministre prouve une fois de plus que la réussite de tous n’est pas la priorité de son gouvernement.

Le Parti socialiste estime que la France mérite une éducation de qualité et appelle à l’élaboration d’un nouveau pacte éducatif avec la nation. Il demande au gouvernement de renoncer enfin à sa politique de casse systématique de l’éducation nationale et au dogme du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

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