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Parti Socialiste
Parti Socialiste : Un projet de civilisation ? Un autre avenir ?
Jeudi 29 avril 2010

ps-aubry-convention-nationale-mutualite-nouveau-developpement-civilisation-ps76-blog76Dans le cadre de la convention pour un nouveau modèle de développement économique social et écologique, 13 groupes de débat ont été mis en place sur la coopol pour débattre sur les rapports des différents ateliers.

Les rapporteurs des ateliers en question, les équipes du PS, ont régulièrement suivi et animé ces échanges qui représentent plusieurs centaines de contributions et s’en sont imprégnés dans la préparation du texte final. Ce document a d’ailleurs été communiqué aux instances du PS, qui l’ont lu avant d’amender le précédent document de travail.

 
Discours de Martine Aubry au conseil national
envoyé par PartiSocialiste.

Cette synthèse, sans prétendre à l’exhaustivité, vise à montrer, à travers un certain nombre d’exemples concrets d’interventions d’internautes et de verbatims, quelles ont été les grandes tendances des échanges. Le 20 mai, le ou les textes sont soumis au vote des militants.

A partir de ces synthèses, des liens sont disponibles vers certaines contributions ou vers les pages coopol de leurs auteurs. Voici les synthèses des contributions :

Télécharger toutes les contributions en PDF C’EST ICI EN UN CLIC !

Atelier 1: Un nouveau modèle de production pour sortir de la crise, une stratégie industrielle pour préparer l’avenir
Atelier 2: Accélérer la mutation social-écologique de notre économie et de nos modes de consommation
Atelier 3: Une politique énergétique au service d’un développement économique durable et du progrès social
Atelier 4: Commerce international : quelles politiques pour un juste échange ?
Atelier 5: La recherche et l’innovation au service d’une nouvelle croissance
Atelier 6: Des outils pour la continuité professionnelle
Atelier 7: Pouvoirs, propriété et gouvernance dans l’entreprise : de nouvelles règles pour un juste partage des richesses et l’amélioration des conditions de travail
Atelier 8: Pour la société du bien-être refonder la protection sociale
Atelier 9: Réarmer l’Etat et la puissance publique, développer les services publics, distinguer les biens publics et les biens privés
Atelier 10: La révolution budgétaire et fiscale au service de la justice
Atelier 11: De nouveaux outils pour un monde solidaire et durable
Atelier 12: Réorienter l’action publique européenne
Atelier 13: Le nouveau modèle développement et les territoires

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Parti Socialiste
Aubry PS : Forts d'un projet, unis par le débat, tournés vers l'avenir ...
Jeudi 29 avril 2010

ps-convention-nationale-nouveau-developpement-aubry-mutualite-ps76-blog76Le Parti Socialiste a adopté - mardi en Bureau national - son projet de nouveau modèle économique, social et écologique. Martine Aubry a donné le “la” : «Les Français nous attendent, nous devons être à la hauteur.»

A la Maison de la Mut ualité (Paris), Martine Aubry donne le ton sur la plate-forme appelée «nouveau modèle économique social et écologique» sur laquelle les militants socialistes vont devoir débattre et voter le 20 mai.

Martine Aubry assume le lancement d’une véritable bataille idéologique contre la droite et ce, en vue de l’élection présidentielle de 2012. Il s’agit de réarmer le PS de ses valeurs face au néolibéralisme, aux«mutations», à la tyrannie du court terme, la société de la fausse performance, celle du tout-avoir. Pas une rustine, un véritable pansement au travers d’un autre modèle.

Contre cela, Martine Aubry propose une alternative dans le projet socialiste pour 2012, qui doit faire naître une autre société et qui passe par le concept de la ”société du soin” (de “care”, soin en anglais) [lire l'analyse de Gilles Finchelstein, Directeur général de la fondation Jean-Jaurès]

Le texte a fait consensus. C’est un point de force. Selon Pierre Moscovici, qui présidait les travaux préparatoires, il n’est pas le programme des socialistes mais un socle, une matrice qui semble satisfaire tous les “blocs” socialistes dont certains ont apporté des compléments thématiques au travers de contributions.

Martine Aubry, progressivement, réussit son pari de remettre le parti au travail, d’obtenir - par ce travail politique - un consensus intérieur auxquel les militants aspirent et cela génère de bons sondages pour les lendemains qui restent à construire.

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Fiscalité-Finance
PS : Banquier voyou, taxer les transactions financières ...
Lundi 19 avril 2010

video-le-banquier-voyou-la-video-du-pse-en-faveur-de-la-taxation-sur-les-transactions-financieresVIDEO: «Le banquier voyou», la vidéo du PSE en faveur de la taxation sur les transactions financières. Le 24 avril, le Parti socialiste européen organise une journée d’action en faveur d’une taxe de 0,05% sur les transactions financières.

Appliquée à tous les produits financiers, une taxe mondiale sur les transactions financières ne s’élevant qu’à 0,05% pourrait générer quelque 500 milliards d’euros par an, dont quelque 200 milliards d’euros rien que sur le territoire européen… Cette somme représente un montant plus important que tout le budget de l’Union européenne !», expliquent les socialistes européens.

A cette occasion, le PSE a produit une petite vidéo pour rappeller le principe de justice sous-tendu par cette taxe :

Le dossier : C’est ICI  La FAQ : C’est LA

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Senior-Retraite
PS : La révolution de l’âge, par Martine Aubry
Dimanche 18 avril 2010

ps-aubry-voeux-aux-francais-2010-parti-socialiste-ps762«Réussir notre révolution de l’âge» par Martine Aubry, tribune publiée dans Le Monde

En ce début de XXIe siècle, la France a franchi le seuil des 80 ans en matière d’espérance de vie totale. Ce sont des années gagnées, des années utiles pour soi-même et pour autrui, une conquête à laquelle notre modèle social, si décrié par la droite, n’est pas étranger.

En même temps,  l’allongement de la durée de la vie ne s’accompagne pas toujours d’une valorisation des individus qui vieillissent. Sur d’autres continents, vieillir est positif, symbole de sagesse et d’expérience. Mais dans la société du “live” et du “in”, les cheveux blancs, les rides, les années sont souvent ignorées, voire stigmatisées. Notre modernité, consciemment ou non, organise une véritable exclusion de l’âge et du grand âge.

Telle est l’ambivalence du vieillissement, à la fois cadeau et discrimination. C’est aussi l’un des plus grands défis à relever par la puissance publique, celui du changement des conditions d’accès des seniors à l’autonomie, au logement, à la mobilité et aux soins, aux loisirs, ainsi que de leur indispensable financement. Ces enjeux seront au cœur du débat sur l’avenir des retraites. Les socialistes seront au rendez-vous des contre-propositions.

Nous serons fermes sur nos valeurs et inventifs pour trouver des solutions qui garantissent la pérennité et l’équité du système par répartition. Nous n’acceptons pas l’appauvrissement de nos aînés, qui enferme tant d’entre eux – et d’abord d’entre elles – dans des « minimum vieillesse » de quelques centaines d’euros par mois.

Nous le ferons sans céder aux ultimatums. Le gouvernement cherche à dramatiser pour imposer ses décisions à sens unique dans l’urgence quand il faudrait, comme le demandent les organisations syndicales, prendre le temps d’une véritable négociation pour trouver les voies d’une réforme juste et viable dans la durée. A cet égard, la statistique ne saurait remplacer la politique : le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) est un élément parmi d’autres de l’évaluation financière et ne doit pas être instrumentalisé pour imposer des choix de société.

Les salariés et les retraités ne peuvent pas être les seuls sur lesquels reposent tous les efforts.  Réformer les retraites suppose d’introduire sans tarder de nouvelles ressources dans le système. Ce qui ne signifie pas de peser sans fin sur les salariés ni de diminuer les pensions. Là se trouve le point aveugle des décisions libérales de 1993 de Balladur ou de 2003 de Fillon : jamais la droite n’a pris la peine de soumettre les très hauts revenus, les produits du capital financier ou de la rente à l’impératif de solidarité alors même qu’un million de retraités vivent sous le seuil de pauvreté.

Les pistes ne manquent pas : élargissement de l’assiette des cotisations à la valeur ajoutée, cotisations sur les stock-options et d’autres rémunérations non assujetties, abolition des privilèges fiscaux qui minent la cohésion nationale, surtaxe de 10 % de l’impôt sur les sociétés acquitté par les banques, affectée au fonds de réserve des retraites, etc. Les choix opérés devront être réévalués à étapes régulières, tant ils dépendront de l’évolution de la démographie, de la croissance, de l’emploi et de la masse salariale, sans pour autant remettre en cause la stabilité des droits indispensable à la confiance dans le système pour les jeunes générations.

Sans renoncer à donner plus de souplesse aux choix individuels et en tenant compte de l’hétérogénéité des parcours professionnels et de leur pénibilité, nous défendrons le maintien de l’âge légal du départ à la retraite à 60 ans – c’est-à-dire la possibilité de faire valoir ses droits à pension –, avec la possibilité de partir plus tôt pour ceux qui ont exercé des activités particulièrement pénibles.

Les Français savent que l’accroissement de l’espérance de vie et une arrivée plus tardive sur le marché du travail nécessitent pour beaucoup un départ réel après 60 ans : l’âge moyen de départ réel est déjà de 61ans et demi. Mais si l’âge légal était repoussé à 62, 63, 65 ans, comme le préconisent l’UMP et le Medef, des centaines de milliers de personnes qui ont commencé à travailler très jeunes seraient contraintes de faire 44, 45, 48 années de travail. Dans un marché du travail qui ne fait pas sa place aux seniors, combiné à l’allongement des durées de cotisation, cela se traduirait pour eux, avant tout, par une baisse des pensions que nous ne pouvons accepter. L’efficacité n’est pas, à nos yeux, le contraire de la justice.

Au-delà, chacun le sait : le bien-être des Français qui vieillissent ne sera pas assuré en comblant les seuls déficits comptables. L’allongement de la vie a fait naître d’autres déficits : d’utilité sociale pour les seniors, d’emplois qualifiés pour accompagner les mutations de l’âge, de liberté pour ceux, sans cesse plus nombreux, qui souhaitent rester à domicile, de logements et d’équipements adaptés aux personnes dépendantes, de soutien pour les familles confrontées à la maladie d’Alzheimer ou aux pathologies dégénératives, de valorisation accrue des filières gériatriques à l’hôpital ou encore de la reconnaissance du droit de mourir dans la dignité… Le progrès en âge fait émerger des aspirations mais aussi de nouvelles inégalités. Celles qui se révèlent quand la société se défait et se détache de ses plus anciens.

Mieux vieillir ensemble exige d’abord la possibilité de se « réengager ». Après le temps du travail, le temps des projets ! Forts de cette « vieillesse indépendante », les retraités demeurent des acteurs, même s’ils ne sont plus des actifs au sens où l’Insee les définit. Ils sont souvent des bénévoles sur lesquels beaucoup sinon tout repose, dans des associations, des municipalités ou des mutuelles, dans l’aide aux devoirs pour les élèves et le lien social pour les plus démunis, pour soutenir ici un jeune qui crée sa PME et conseiller là-bas une organisation non gouvernementale humanitaire.

Nos représentations sont à revoir, car les seniors soutiennent la société et ne se bornent pas à lui demander secours. En meilleure santé, de plus en plus longtemps, ils consomment, voyagent, épargnent, aident financièrement leurs enfants et petits-enfants. L’expérience est un atout, voilà la grande révolution ! Une société créative ne saurait se passer de ce capital. Encore faut-il que la société et que le politique considèrent l’âge pour ce qu’il est : une chance, non un fardeau. Reste qu’il n’est pas donné à tout le monde d’être délivré des enjeux du quotidien.

Mieux vivre le grand âge dans une société solidaire, c’est non seulement assurer des retraites décentes – nous en sommes encore loin pour des millions de nos concitoyens –, mais également offrir la possibilité à chacun de vivre et non de survivre, de se loger dignement, d’être soigné sans retard dans un pays qui n’accepte pas de devenir un « désert médical ».

Mieux vieillir exige aussi que les territoires, villes ou campagnes, s’organisent pour apporter des réponses personnalisées, humaines et de proximité, capables de satisfaire des besoins qui varient selon l’état de santé, la situation familiale. L’action publique doit apprendre à mieux conjuguer un habitat mêlant les générations, des soins à domicile (que l’Etat rationne encore), des accueils de jour (trop rares), des hébergements médicalisés plus ouverts sur le quartier ou le village. Oui, il est grand temps que la ville du XXIe siècle s’adapte aux âges et repense accès, déplacements et espaces collectifs pour apporter plus de douceur… et même de lenteur.

Mais il faut aller plus loin, vers une société du soin : une aide de qualité aux personnes fragilisées, le traitement des grandes dépendances, les soins corporels et vitaux quotidiens. C’est aussi mieux reconnaître, mieux former et mieux rémunérer ceux qui apportent ces soins et en exercent la lourde responsabilité. L’allongement de la vie a des effets économiques positifs grâce aux nouveaux emplois de proximité liés à l’aide à la personne.

J’invite, et ce sera un choix politique majeur de la gauche, à relancer des politiques publiques qui ne compressent pas ces emplois mais, au contraire, les sécurisent. Comment accepter, par exemple, le manque cruel de places dans les services de soins infirmiers à domicile ? L’allocation personnalisée pour l’autonomie, l’APA, en rendant solvable le besoin d’aide, a permis une formidable avancée. Encore faut-il que les conseils généraux qui la dispensent ne soient pas étranglés financièrement par les décisions aveugles de l’Etat !

Le moment est venu pour la France de dire quelle part des ressources nationales elle entend consacrer au vieillissement. Aux retraites  et à la révolution de la qualité des âges que nous voulons réussir. Soyons à la hauteur du futur.   Exerçons notre sollicitude pour construire « une société qui n’expulse pas ses aînés du monde des vivants », selon le mot terrible de l’anthropologue Maurice Godelier. 

N’oublions jamais, non plus, qu’aucune allocation ne remplace les chaînes de soins, les solidarités familiales et amicales, l’attention du voisinage, l’engagement de la société tout entière. A ce prix, la réhumanisation de notre société prendra tout son sens. C’est ainsi que nous ajouterons de la vie aux années, et pas seulement des années à la vie.

Martine AUBRY

Conso-Modes de Vie
Lampe Mona : Eclairer l'Afrique, respecter la terre ...
Jeudi 15 avril 2010

ps-lampe-mona-edgar-hardy-nature-et-decouverte-afrique-energie-haute-normandie-active-ps76-blog76Il court partout, Edgar Hardy, car ce seinomarin vient de mettre au point, avec le concours du laboratoire d’informatique et d’électronique de l’école centrale de Paris une lampe solaire appelée MONA [projet Solar 21] pour l’éclairage intérieur des habitations. Retour éclairant sur une idée lumineuse…

Selon la Banque Mondiale, 80% de la population des pays d’Afrique n’as pas accès à l’électricité. Les pays africains seraient d’ailleurs en passe de connaître une crise énergétique majeure. D’ici 2020, environ 60% des personnes vivant en Afrique sub-saharienne pourraient être privées d’électricité. Diverses solutions sont à l’étude (financement d’un réseau électrique, marché du carbone …) mais dans l’entre temps qui nous sépare de ces sorties de crise, des familles sont privées de lumière.

Alors, Edgar Hardy, seinomarin inventif, a pensé une lampe conçue pour éclairer correctement une pièce de plus de 15 m2. Avec une autonomie de plus de 5h et un temps de charge équivalent en plein soleil, elle dispose d’une prise USB pour recharger les téléphones portables et d’un port jack.

Présentation du projet : ICI

Santé, éducation, vie sociale, commerce … ce projet est utile et ses développements nombreux. Mais, de plus, il est intelligent car la lampe MONA est écologique et doit, à terme, remplacer la lampe à pétrole et la bougie, ce qui devrait permettre aux élèves de faire leurs devoirs le soir, au dispensaire de soigner les malades le soir et aux commerçants de travailler tard  la une fois la nuit tomée.

Ce projet est, en effet, pensé sur plusieurs plans. Economique, il est prévu pour ne presque rien coûter. Environnemental, il ne pollue pas et doit remplacer avantageusement la bougie ou la lampe à pétrole. Il fonctionnera, en outre, sous températures et ensoleillement extrêmes Ergonomique, il est à usage multiple et ne présente aucun risque d’utilisation, il peut éclairer une table ou une pièce de 15m2 comme permettre une utilisation portative comme lors d’un éventuel déplacement.

La lampe MONA est un projet soutenu par l’école centrale de Paris (laboratoire d’informatique et d’électronique), SEINARI (agence régionale de l’innovation de Haute-Normandie), Haute-Normandie Active.

Appuyées en fabrication par Solarwide, elle doit être vendue en France via le réseau “Nature et Découvertes” dès le mois de juin 2010. L’agence régionale de l’innovation organisera  début juin une grande conférence de presse de lancement.

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